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Table des matières

Lexique de SES

Abus de position dominante 

(Programme TES Spé EA 2011, Notions)

L'abus de position dominante correspond à une situation dans laquelle une entreprise dominant un marché, et détenant donc un pouvoir de marché, en profite pour restreindre volontairement la concurrence.
Ce comportement constitue une infraction au Droit de la concurrence et est sanctionné par les autorités judiciaires1).

Exemples : ventes liées de produits différents, pratiques de « prix prédateurs », pratiques discriminatoires envers les concurrents, etc.

Actifs

Voir « population active ».

Action publique

(Programme 1ES 2010, Notions)

L'expression est synonyme d'« action des pouvoirs publics ».

Aléa moral

(Programme TES Spé EA 2011, Notions)

L'aléa moral est une situation dans laquelle, en présence d'asymétrie d'information, les agents économiques sont conduits à augmenter leur prise de risques dans la mesure où ils se sentent protégés.

Exemple du too big to fail.

Allocation des ressources

(Programme 1ES 2010, Notions)

L'allocation des ressources correspond à la façon dont sont réparties et utilisées, pour produire et consommer, les ressources rares au sein d'une économie.
Voir également la définition de la rareté.

Asymétrie d'information

(Programme 1ES 2010, Notions)

L'asymétrie d'information correspond à une situation dans laquelle un agent économique détient davantage d'information que les autres et peut en tirer profit dans le cadre d'un échange. Dans l'analyse néoclassique du marché, l'asymétrie d'information est l'une des principales défaillances de marché.

Autofinancement

(Programme 1ES 2010, Notions)

L'autofinancement est l'utilisation par un agent économique de ses ressources propres pour consommer ou investir.
Taux d'autofinancement de la nation = épargne brute/FBCF x 100.

Balance des paiements

La balance des paiements est le principal outil comptable de mesure des transactions entre les résidents d'un pays et le reste du monde.
Construite par le FMI2), la balance des paiements est un document statistique (un « état » comptable) dont l’objet est de retracer sous une forme comptable l’ensemble des flux d’actifs réels, financiers et monétaires échangés entre les agents résidents d’une économie et les agents non-résidents au cours d’une période déterminée (le plus souvent l’année).

Bilan

(Programme 1ES 2010, Notions)

Le terme renvoie à la notion de « bilan comptable ».

Biens

Les biens sont des objets physiques produits pour lesquels il existe une demande, sur lesquels des droits de propriété peuvent être établis et dont la propriété peut être transférée d’une unité institutionnelle à une autre par le biais d’une opération sur le marché. […]

Source : « Système de comptabilité nationale (SCN) 2008 », § 6.15., Nations unies, New York, 2013, p. 96. Disponible en ligne : http://unstats.un.org/unsd/publication/seriesf/SeriesF_2Rev5f.pdf

Ce qu'il faut retenir :

  • un bien est issu du processus de production.
  • il est matériel et peut donc être stocké.
  • il peut être approprié.
  • il peut être échangé.

Exemples : un pantalon, une baguette, un four, etc.

Biens collectifs

(Programme 1ES 2010, Notions)

Un bien collectif est d'abord un bien qui peut être utilisé simultanément par plusieurs individus sans que la consommation de l’un ne réduise la consommation des autres (propriété de non-rivalité). À cette propriété de non-rivalité s’ajoute une propriété de non-exclusion. Dans ce dernier cas, aucun agent privé ne peut exclure de la consommation du bien les utilisateurs qui ne sont pas disposés à payer (on parle parfois de bien collectif pur dans ce cas).
Exemples : l’éclairage public, la défense nationale.

Biens communs

(Programme TES 2011, Notions)

Un bien commun se caractérise par une propriété de non-exclusion : aucun agent privé ne peut exclure de la consommation du bien les utilisateurs qui ne sont pas disposés à payer.
Par contre, un bien commun est un bien dont la consommation par un agent économique réduit la consommation des autres (propriété de rivalité).
Exemples : les transports en commun.

Branche

Une branche ou branche d’activité désigne l'ensemble des unités productives de biens ou de services appartenant au même domaine d’activité économique.
Exemple : toutes les entreprises fabriquant des voitures.

Capital [vu par l'économie]

Capital [Définition générale]

Le capital est, avant tout, un élément de la richesse, élément qui peut être « accumulé » pour augmenter le stock de richesses (d'où l'expression d' « accumulation du capital »). Le capital est donc un stock.

Capital humain

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme TES 2011, Notions)

La notion de capital humain a été rendue célèbre par Gary Stanley Becker (microéconomiste, Prix Nobel d'économie 1992, 1930-2014).
Gary S. Becker définit le capital humain de la façon suivante :

« […] Schooling, a computer training course, expenditures on medical care, and lectures on the virtues of punctuality and honesty are capital too in the sense that they improve health, raise earnings, or add to a person’s appreciation of literature over much of his lifetime. Consequently, it is fully in keeping with the capital concept as traditionally defined to say that expenditures on education, training, medical care, etc., are investments in capital. However, these produce human, not physical or financial, capital because you cannot separate a person from his knowledge, skills, health, or values the way it is possible to move financial and physical assets while the owner stay put. […] »

Source : Gary S. Becker, Human Capital: A Theoretical and Empirical Analysis, with Special Reference to Education, University of Chicago Press, 3ème édition, 1993 (édition originale : 1964), pp. 15-16.

Le capital humain désigne ainsi l’ensemble des connaissances, des qualifications et des aptitudes acquises par les individus (il est donc un résultat de la production).
Il détermine leur capacité à participer efficacement à l'activité productive (il est donc un facteur de production) et à en tirer un revenu.
Il peut être accumulé (augmenter) grâce à des investissements, c'est-à-dire au travers de l’éducation et l’apprentissage (formation initiale), puis par la formation continue et l’expérience professionnelle.
Enfin, il est sensible au phénomène d'obsolescence lorsqu'il n'est pas entretenu (voir l'idée d'employabilité).

Capital institutionnel

Le capital institutionnel correspond à l'ensemble formé par les institutions.

Voir institution.

Capital naturel

(Programme TES 2011, Notions)

Le capital naturel est l'ensemble des ressources naturelles utilisables pour produire.
Exemples : ressources minérales, cynégétiques (faune sauvage), halieutiques (aquatiques), végétales…

Le capital naturel doit donc être considéré comme un stock. Ce stock est limité. Dans une perspective de développement durable, il importe donc de le préserver.
Il n'est pas nécessairement produit, mais les ressources qu'il fournit sont exploitables par l'homme. Ainsi, les forêts gérées par l'Office National des Forêts (ONF, organisme français), par exemple, sont le résultat d'une production. Par contre, les forêts primaires ne sont pas le résultat d'une production, mais elles peuvent être exploitées pour produire. De même, les poissons issus de la pisciculture (élevage des poissons) sont produits, à l'inverse des poissons « sauvages ».

Remarque : ce n'est pas parce qu'il est exploitable, qu'il est forcément exploité.

Capital physique

(Programme TES 2011, Notions)

Le capital physique est l'ensemble des biens produits utilisés comme facteurs de production. Il sert donc à produire et est lui-même un résultat de la production.
Exemples : bâtiments, machines…

Remarque : le capital physique semble se distinguer du capital technique et du capital fixe, tel que les définit la comptabilité nationale, en ce que ces derniers incluent des éléments immatériels et pas seulement matériels. Le capital physique serait alors matériel… sauf que certains auteurs adoptent une acception large du capital physique qui inclut, elle aussi, des éléments immatériels. Bref, il existe un flou sur cette question…

Capital social (au sens comptable)

Le capital social, au sens comptable (à ne pas confondre avec la notion sociologique), est l'ensemble des sommes dont disposent une entreprise pour produire et qui figurent au passif de son bilan comptable. Il est composé de l'apport des associés/actionnaires (parts sociales/actions) et des dettes de l'entreprise.

Capital technique

Le capital, pris comme facteur de production (on parle souvent de capital technique ou capital productif), est l'ensemble des moyens nécessaires à la production. Il est constitué du capital fixe et du capital circulant (ou consommations intermédiaires).
Il est à la fois facteur (il sert à produire) et résultat (il est donc un résultat de la production) de la production.

Capital fixe

Le capital fixe acquis par les agents économiques sert à la production durant une période relativement longue (généralement plusieurs cycles de production), il est donc durable. Il n'est pas détruit au cours de la production. Par contre, il s'use et/ou devient obsolète (il perd de sa valeur) et devra être remplacé au bout d'un certain temps (amortissement).
Exemples : bâtiments et ouvrages de génie civil, machines et équipements, mais aussi droits de propriété intellectuelle et, désormais, Recherche & Développement.

Capital circulant

Le capital circulant, ou consommations intermédiaires, sont les matières premières, l'énergie et les produits semi-finis qui sont « détruits » (ils disparaissent en tant que tels) ou transformés (utilisés) au cours du processus de production des biens et services.
Exemples : pièces détachées, fournitures (produits semi-finis), essence ou électricité (énergie), farine (matière première).

Capital [vu par la sociologie]

La notion de capital est avant tout une notion économique. C'est notamment à la suite des travaux de Pierre Bourdieu que la notion est utilisée en sociologie. Néanmoins, elle y prend un sens différent.
Comme en économie, le capital peut être pris comme un ensemble de ressources qui peuvent être de plusieurs sortes. À chaque capital va correspondre une logique d’investissement, de rentabilité, d’accumulation, de profit, etc.
Chez Pierre Bourdieu, il y a quatre (trois plus un pourrait-on dire) sortes de capitaux : le capital économique, le capital culturel, le capital social et le capital symbolique. On trouve par ailleurs des sous-catégories de ces sortes de capitaux. Les différentes sortes de capitaux sont, en partie, convertibles entre elles. Le capital culturel peut, par exemple, être converti en capital économique ou le capital économique en capital symbolique.

Capital économique

Le capital économique est une somme de ressources monétaires, financières, patrimoniales.
Pour Pierre Bourdieu, le capital économique semble jouer un rôle dominant dans la mesure où le champ dans lequel il est accumulé, le champ économique, est lui-même dominant.

Capital culturel

(Programme TES 2011, Notions)

Le capital culturel est un ensemble de ressources en connaissances et informations. Le capital scolaire est une sous catégorie du capital culturel.

Il est défini par Pierre Bourdieu comme suit :

« Le capital culturel peut exister sous trois formes : à l'état incorporé, c'est-à-dire sous la forme de dispositions durables de l'organisme ; à l'état objectivé, sous la forme de biens culturels, tableaux, livres, dictionnaires, instruments, machines, qui sont la trace ou la réalisation de théories ou de critiques de ces théories, de problématiques, etc. ; et enfin à l'état institutionnalisé, forme d'objectivation qu'il faut mettre à part parce que, comme on le voit avec le titre scolaire, elle confère au capital culturel qu'elle est censée garantir des propriétés tout à fait originales. »

Pierre Bourdieu, “Les trois états du capital culturel”, Actes de la recherche en sciences sociales, n°30, 1979, pp. 3-6. Disponible en ligne : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arss_0335-5322_1979_num_30_1_2654 (doi : 10.3406/arss.1979.2654)

Capital social

(Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Le capital social est un ensemble de ressources relationnelles dont il est possible de tirer profit.

Il est défini par Pierre Bourdieu comme suit :

« Le capital social est l’ensemble des ressources mobilisées (des capitaux financiers, mais aussi de l’information, etc.) à travers un réseau de relations plus ou moins étendu et plus ou moins mobilisable qui procure un avantage compétitif en assurant aux investissements des rendements plus élevés. »

Pierre Bourdieu, Les structures sociales de l’économie, Liber, Seuil, Paris, 2000, p. 237.

Il ajoute que cette définition du capital social :

« prend en compte non seulement le réseau des relations, caractérisé dans son étendue et sa viabilité, mais aussi le volume du capital de différentes espèces qu’il permet de mobiliser par procuration (et, du même coup, les profits divers qu’il peut procurer : promotions professionnelles, participation à des projets, accès à des décisions importantes, occasions d’investissements financiers ou autres). »

Pierre Bourdieu, Les structures sociales de l’économie, Liber, Seuil, Paris, 2000, p. 237n.

Capital symbolique

Le capital symbolique est une somme de ressources en prestige, honneur, réputation, etc.

Il est défini par Pierre Bourdieu comme suit :

« Le capital symbolique réside dans la maîtrise de ressources symboliques fondées sur la connaissance et la reconnaissance, comme l’image de marque (goodwill investment), la fidélité à la marque (brand loyalty), etc. ; la confiance ou la croyance de ceux qui le subissent parce qu’ils sont disposés à accorder crédit (c’est la pouvoir symbolique qu’invoque Keynes lorsqu’il pose qu’une injection de monnaie agit si les agents croient qu’elle agit). »

Pierre Bourdieu, Les structures sociales de l’économie, Liber, Seuil, Paris, 2000, p. 237.

Il est cependant important de remarquer que le capital symbolique se distingue des autres formes de capitaux par sa nature singulière :

« J’ai montré que le capital se présente sous trois espèces fondamentales, à savoir, le capital économique, le capital culturel et la capital social. À ces trois espèces il faut ajouter le capital symbolique qui est la forme que l’une ou l’autre de ces espèces revêt quand elle est perçue à travers des catégories de perception qui en reconnaissent la logique spécifique ou, si vous préférez, qui méconnaissent l’arbitraire de sa possession et de son accumulation. »

Source : Pierre Bourdieu, Réponses : pour une anthropologie réflexive, Libre examen, Seuil, Paris, 1992, p. 94.

Changement social

Le concept de changement social peut se définir, à l’instar de Guy Rocher, comme :

« toute transformation observable dans le temps, qui affecte, d’une manière qui ne soit pas que provisoire ou éphémère, la structure ou le fonctionnement de l’organisation sociale d’une collectivité donnée et modifie le cours de son histoire ».

Source : Guy Rocher, Introduction à la sociologie générale, t. 3. Le changement social, Seuil, 1968 ».

On peut donc retenir qu'il s'agit d'un changement :

  • dont les effets sont durables (il est difficilement remis en cause),
  • de grande importance (il est « observable » et change le « cours de l'histoire »),
  • qui concerne non seulement les structures sociales, mais aussi les mécanismes, normes et valeurs qui régissent la société.

Chômage

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Chômage [Définition générale]

De façon générale, le chômage peut se définir comme l'ensemble des personnes en âge de travailler, qui n'exercent pas d'activité professionnelle rémunérée et en recherchent une.
En pratique, pour pouvoir mesurer le chômage, plusieurs définitions sont retenues : en France, il s'agit, d'une part, de la définition selon le BIT (Bureau International du Travail) et, d'autre part, la définition selon le Pôle Emploi (ex-ANPE, Agence Nationale pour l'Emploi) et la Dares (Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques, qui dépend du Ministère du Travail).
L'existence de plusieurs définitions différentes s'explique en partie par des raisons historiques et statistiques (notamment la nécessité de produire des indicateurs permettant les comparaisons internationales). Cependant, le choix d'une définition plutôt qu'une autre n'est pas sans conséquence. En particulier, selon la définition retenue, la mesure du chômage peut considérablement varier.

Chômage au sens du Pôle Emploi et de la Dares

Le Pôle Emploi recense le nombre des Demandeurs d'Emploi en Fin de Mois (DEFM), c'est-à-dire l'ensemble des personnes à la recherche d'un emploi, qu'elles en aient un ou non en Fin de Mois. Il distingue ces demandeurs d'emploi en fonction de leur disponibilité (immédiate ou non), du type d'emploi recherché (CDI, CDD ou mission d'intérim), de l'exercice d'une activité (aucune activité, activité réduite “courte” inférieure ou égale à 78 heures par mois, activité réduite “longue” de plus de 78 heures par mois) et de la quotité de temps de travail souhaité (temps plein, temps partiel).

Depuis 2008, le Pôle Emploi présente les statistiques portant sur les demandeurs d'emploi selon une nouvelle méthodologie, qui conduit à les répartir en cinq catégories :

  • la catégorie A regroupe les demandeurs d'emploi qui sont sans emploi (ils n'ont pas d'activité, même réduite) et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (anciennes catégories 1, 2, 3, hors activité réduite) ;
  • la catégorie B regroupe les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite courte (78 heures ou moins au cours du mois) et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (anciennes catégories 1, 2, 3 ayant une activité réduite) ;
  • la catégorie C regroupe les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite longue (plus de 78 heures au cours du mois) et tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (anciennes catégories 6, 7, 8) ;
  • la catégorie D regroupe les demandeurs d'emploi sans emploi et non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…) (ancienne catégorie 4) ;
  • la catégorie E regroupe les demandeurs d'emploi en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés) et non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (ancienne catégorie 5).

Le nombre de demandeurs généralement retenu (notamment dans les enquêtes de la Dares) correspond alors aux catégories A, B, C, c'est-à-dire aux personnes : exerçant ou ayant exercé le mois précédent une activité réduite, disponibles immédiatement pour travailler, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi (en particulier être inscrit sur les listes de Pôle Emploi).

En particulier, la catégorie A est très proche de la définition du chômage au sens du BIT.

Pour aller plus loin : Dares, « Les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi », les mots du chômage. Disponible en ligne : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-de,76/statistiques,78/chomage,79/les-mots-du-chomage,1413/les-demandeurs-d-emploi-inscrits-a,9576.html

Pour mémoire, voici les anciennes catégories utilisées par l'ANPE :

  • Catégorie 1 : personnes sans emploi immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée à temps plein ;
  • Catégorie 2 : personnes sans emploi immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée à temps partiel ;
  • Catégorie 3 : personnes sans emploi immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à durée déterminée, temporaire ou saisonnier ;
  • Catégorie 4 : personnes sans emploi non immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi ;
  • Catégorie 5 : personnes pourvues d'emploi à la recherche d'un autre emploi ;
  • Catégorie 6 : personnes sans emploi non immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée à temps plein ;
  • Catégorie 7 : personnes sans emploi non immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à durée indéterminée à temps partiel ;
  • Catégorie 8 : personnes sans emploi non immédiatement disponibles, tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à durée déterminée, temporaire ou saisonnier.

Chômage au sens du BIT

Selon la définition du BIT (Bureau International du Travail) de 1982, un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi, c'est-à-dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant la semaine de référence ;
  • être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
  • chercher activement un emploi ou en avoir trouvé un qui commence ultérieurement.

L'Insee mesure la Population Sans Emploi à la Recherche d'un Emploi (PSERE). C'est l'ensemble des personnes qui correspondent aux 3 critères du BIT cités plus haut. Elle s'en distingue cependant par le fait que les personnes qui ont trouvé un travail qui débute ultérieurement ne sont pas comptabilisées. C'est celle qui est la plus utilisée dans les statistiques publiques.

Pour aller plus loin :

Chômage frictionnel

Le chômage frictionnel ou d'appariement résulte des délais d’ajustement qui existent entre l'offre et la demande de travail. Ces délais correspondent au temps nécessaire à la recherche d'emploi pour le travailleur (recherche et de consultation des offres d'emplois, rédaction et d'envoi de candidatures, préparation et passage d'entretiens d'embauche, etc.) et au recrutement pour l'employeur (rédaction d'un profil de poste, recours éventuel à un cabinet de recrutement, examen et sélection des candidatures, organisation et passage d'entretiens, etc.).
Il est quelquefois dit chômage de « plein emploi » dans la mesure où il s'agit d'un chômage incompressible, même lorsque l'on se trouve en situation de plein emploi sur le marché du travail.
Il l'est l'une des formes de chômage retenue dans l'analyse néoclassique.

Taux de chômage

(Programme TES 2011, Notions)

Le taux de chômage est une mesure de la proportion de personnes sans emploi dans la population active. Autrement dit, il est un instrument de mesure du chômage. Il peut se calculer de deux façons :

  • En faisant le rapport entre le nombre de chômeurs et la population active totale.
  • En faisant le rapport entre le nombre de chômeurs d'une catégorie particulière (selon le sexe, l'âge…) et le nombre d'actifs de cette catégorie.

Comme nous l'avons vu plus haut, il peut varier en fonction de la définition retenue.

Classes sociales

(Programme TES 2011, Notions)

Le concept de classe sociale est utilisé, dans un sens général, pour désigner un ensemble de caractéristiques, de comportements, identiques ou comparables, chez ses membres. Au sens restreint, la classe s'oppose à la notion de castes ou ordres, marqués par la transmission héréditaire et une mobilité sociale faible ou nulle.

Elle marque l'existence d'une hiérarchie sociale au sein de laquelle chaque classe occupe une place, ce qui explique une mobilité sociale toujours faible. Cette position n'est cependant pas immuable et dépend des caractéristiques de la société.

Après Marx, on distingue classes en soi et pour soi :

  • Classe « en soi » : la classe en soi se définit par rapport à un certain nombre de critères (niveau, conditions et/ou modes de vie). Ainsi, les « bourgeois » et les « prolétaires » sont définis chez Karl Marx par leur place dans les rapports de production.
  • Classe « pour soi » : elle se définit par l'existence d'une conscience de classe. Les individus éprouvent un sentiment d'appartenance à une classe et avec laquelle ils partagent les intérêts communs.

À côté de cette approche réaliste des classes sociales, qui considère qu'une classe a une existence de fait et non de droit, il existe aussi des approches nominalistes dans lesquelles la conscience de classe n’est pas nécessaire pour parler de classe sociale. C'est le cas chez Weber où la classe est le résultat d'une construction.

Commerce

Commerce extérieur

Coefficient d'ouverture = (Exportations/PIB) x 100.

Coefficient de dépendance = (Importations/PIB) x 100.

Solde de la balance commerciale (ou solde commercial tout court) = Exportations – Importations.

Taux de couverture du commerce extérieur = Exportations/Importations x 100.

Taux d'ouverture = ([(Importations + Exportations)/]/PIB) x 100.

Compétitivité

Attention : il ne faut pas confondre concurrence et compétitivité.

La compétitivité est souvent définie comme la capacité d'un acteur économique (entreprise, branche, État, zone géographique nationale ou supranationale, etc.) à faire face à une situation de concurrence. Autrement dit, c'est sa capacité à faire « mieux » que la plupart, si ce n'est l'ensemble, des acteurs avec lesquels il est en concurrence. Cela se traduit notamment par sa capacité à préserver ou accroître ses parts de marché.

C'est de cette façon que l'on peut interpréter la définition de l'OCDE :

« la compétitivité désigne la capacité d’entreprises, d’industries, de régions, de nations ou d’ensembles supranationaux de générer de façon durable un revenu et un niveau d’emploi relativement élevés, tout en étant et restant exposés à la concurrence internationale ».

Source : OCDE, La compétitivité industrielle, OCDE, 1996, cité par Michèle Debonneuil & Lionel Fontagné, Compétitivité, rapport du Conseil d'Analyse Économique (CAE) n°40, La Documentation française, Paris, 2003, p. 12.

On distingue généralement la « compétitivité prix » de la « compétitivité hors prix » (ou « compétitivité produit » ou « structurelle »). Il arrive également que l'on parle de « compétitivité coût », c'est-à-dire de la capacité à réduire ses coûts (coûts de production et, parfois, de transaction) par rapport à ses concurrents.

On peut distinguer également la compétitivité sur le marché domestique (compétitivité interne) et sur les marchés extérieurs (compétitivité externe).

Il faut cependant noter que la notion peut également faire l'objet d'une définition plus large, notamment lorsqu'elle est appliquée à l'échelle des États. C'est ainsi que Michèle Debonneuil et Lionel Fontagné définissent la compétitivité comme :

« la capacité à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale ».

Source : Michèle Debonneuil & Lionel Fontagné, Compétitivité, rapport du Conseil d'Analyse Économique (CAE) n°40, La Documentation française, Paris, 2003, p. 13.

Compétitivité prix

(Programme TES 2011, Notions)

La « compétitivité prix » correspond à la capacité d'un acteur économique à vendre moins cher que ses concurrents.
S'agissant des entreprises en particulier, la recherche d'une meilleure compétitivité prix s'appuie souvent sur la réduction du coût de leur combinaison productive, qui passe par l'utilisation privilégiée du facteur de production (travail ou capital) le moins cher.
On peut remarquer que l'innovation peut avoir un effet positif sur la compétitivité prix.

Compétitivité produit

(Programme TES 2011, Notions)

La « compétitivité hors prix » (ou « compétitivité produit » ou « structurelle ») renvoie à l'aspect qualitatif de la compétitivité. Elle correspond à la capacité d'un acteur économique à améliorer la qualité de sa production, ou la perception de cette qualité, par rapport à ses concurrents.
Elle peut, par exemple, s'appuyer sur une amélioration des produits eux-mêmes, sur celle de leur distribution ou encore sur la publicité.
Là aussi, on peut remarquer que l'innovation a un impact positif sur la compétitivité hors prix.

Consommation

(Programme 2nde 2010, Notions)

La consommation correspond à l'acquisition d’un bien ou d’un service dans le but de satisfaire un besoin. Elle implique une destruction puisque ce bien ou ce service « disparaît » lorsqu'il est consommé3).

Consommation ostentatoire

(Programme 2nde 2010, Notions)

La notion de consommation ostentatoire trouve son origine dans les travaux de Thorstein Bunde Veblen (1857-1929, américain d'origine norvégienne, souvent présenté comme économiste institutionnaliste et sociologue critique).
Elle correspond à une consommation dont l'objectif est de distinguer l'individu qui la pratique des autres individus ou groupes sociaux et de marquer ainsi sa position sociale.

Coûts

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme 1ES 2010, Notions)

Au sens le plus large, un coût4) est une dépense qui est nécessaire à la réalisation d'une action. Cette dépense peut se mesurer sous forme monétaire, mais aussi en nombre d'heures consacrées à l'action, en perte de bien-être, etc.
Exemples : On parlera ainsi de coûts salariaux (coûts de la rémunération des travailleurs dans le cadre du processus de production), de coûts de transports (coûts de déplacement supportés par les entreprises mais aussi coûts de déplacement supportés par les ménages), de coûts sociaux (coûts supportés par une collectivité dans son ensemble), etc.

Coût de transaction

(Programme 1ES 2010, Notions)

Les coûts de transaction est l'ensemble des coûts subis par les échangeurs lors d'un échange de biens ou de services (hors prix du bien). En règle générale, on considère :

  • les coûts de transports,
  • les coûts de stockage,
  • les coûts de change (liés au risque de change),
  • les coûts d'affichage (prix de l'étiquette posée sur le produit par exemple),
  • les coûts financiers (par exemple, commissions perçues par les banques lors des opérations de change).

Coût d'opportunité

(Programme 1ES 2010, Démarches, savoirs et savoir-faire généraux pour le cycle terminal, Notions)

Dans une situation d'arbitrage, le coût d’opportunité est le coût de renoncement aux possibilités non retenues d'un choix. Il correspond donc à la valeur attribuée à ces dernières et qu'elles auraient apportées si elles avaient choisies. Si ce coût peut être financier, il ne s'y réduit pas. Il peut, par exemple, se mesurer en terme de déplaisir.
Exemple : Si un élève doit arbitrer entre consacrer deux heures de son temps à la révision de son DST de SES ou à une séance de cinéma, choisir de réviser son DST implique un coût correspondant à la perte de plaisir qu'aurait apporté la séance de cinéma.

Coût de production

De façon générale, le coût de production correspond à l'ensemble des dépenses nécessaires pour fabriquer un bien ou un service, qu'il s'agisse de dépenses en travail ou en capital (fixe et/ou circulant).
Lorsque l'on cherche à calculer ce coût, plusieurs notions peuvent être distinguées : le coût total, le coût moyen, le coût marginal et le coût unitaire.

Remarque : Lorsque l'on souhaite couper les cheveux en quatre en s'interrogeant sur les frontières entre les notions, on peut remarquer que le coût unitaire n'est rien d'autre que le coût total de production pour une seule unité, que le coût marginal est le coût unitaire de la dernière unité, que le calcul du coût moyen n'a pas de sens lorsque le coût unitaire est identique pour toutes les unités produites ou encore que coût total de la production et coût de production « tout court » sont le plus souvent assimilables dans l'utilisation qui est faite des deux expressions…

Coût salarial

(Programme 2nde 2010, Notions)

Le coût salarial correspond à l'ensemble des dépenses dont doit s'acquitter l'employeur pour l'emploi d'un salarié. Il comprend deux composantes distinctes :

  • le coût salarial direct : le salaire ou traitement brut5), c'est-à-dire le salaire net et les cotisations sociales salariales ; l'intéressement et la participation (notamment les primes mais aussi l’épargne salariale…) ; les avantages en nature (par exemple, logement ou véhicule de fonction, nourriture…).
  • le coût salarial indirect : les cotisations patronales légales (imposées par la loi), conventionnelles (qui résultent d'accords entre les partenaires sociaux au niveau des entreprises, des branches…) ou facultatives ; les autres dépenses (frais de recrutement, formation professionnelle, frais de transport, impôts et taxes sur les salaires déduction faite des subventions perçues, participation aux œuvres sociales…).

Coût total

(Programme 1ES 2010, Notions)

Le coût total correspond à la somme des coûts de production d'un bien ou un service, donc des dépenses nécessaires en capital et en travail.
Il est usuel de distinguer deux composantes du coût total : coût fixe et coût variable.

Coût fixe

Le coût fixe est la part du coût total qui est indépendante du niveau de production. Il ne varie donc pas selon la quantité produite.
Exemple : le coût d'utilisation d'une usine ne variera pas, quelle que soit la quantité produite en son sein.

Coût variable

Le coût variable est la part du coût total qui est dépendante du niveau de production. Généralement, il augmente lorsque la quantité produite augmente.
Exemple : le coût en peinture qui accompagne la fabrication d'un (célèbre ou non) modèle de voiture noire dépend de la quantité de voitures à peindre.

Coût moyen

(Programme 1ES 2010, Notions)

Le coût moyen correspond au coût total, donc à la somme des coûts de production d'un bien ou un service, divisé par la quantité produite.

Coût marginal

(Programme 1ES 2010, Notions)

Le coût marginal correspond au coût de production d'une unité supplémentaire de bien ou de service (on parle aussi de la « dernière unité produite »).

Coût unitaire

Le coût unitaire correspond au coût de production d'une unité de bien ou de service.

Courbe de Kuznets

Simon Kuznets, Prix Nobel d’économie en 1971, analyse la relation entre croissance économique et inégalités économiques au travers de ce que l'on appellera la « courbe de Kuznets » :

Nous voyons donc […] que dans les pays développés la répartition du revenu dépend de facteurs très divers dont les uns favorisent une réduction de l’inégalité alors que les autres la renforcent. Il semble raisonnable de supposer qu’au début de la croissance, l’inégalité a augmenté dans la distribution du revenu total en raison de l’expansion rapide du secteur non agricole et de l’apparition de disparités de revenus plus accusées en son sein. Il est plus fondé encore de faire valoir que la réduction récente de l’inégalité des revenus provient de l’effet conjugué d’une réduction des disparités dans la production par travailleur, du déclin de la part que le revenu provenant de la propriété représente dans le revenu total des ménages et, enfin, des changements structurels qui ressortent des mesures arrêtées dans le domaine de la Sécurité Sociale et du plein-emploi.

Source : Simon Kuznets, La croissance économique moderne, 1971.

Pour commencer, il faut se souvenir que le mécanisme sur lequel repose la courbe de Kuznets est principalement lié aux modifications sectorielles des économies (notamment les mécanismes du déversement et de la destruction-créatrice).

  • Phase 1 : L'économie croît et les inégalités également

Au départ, seul le secteur agricole est développé. Lorsque l'économie commence à croître, le secteur non agricole (Kuznets pense surtout au secteur industriel, mais on peut également faire référence aux services) se développe.

Conséquences :

⇒ Le nouveau secteur étant plus productif que le secteur agricole, il génère davantage de gains. Cela conduit à une augmentation des inégalités par augmentation des écarts de revenu entre le nouveau secteur et l’ancien secteur.
⇒ De plus, au sein du nouveau secteur, ce sont les agents économiques les plus productifs qui voient leurs revenus augmenter le plus. Cela se traduit par une augmentation des écarts de revenu au sein du nouveau secteur.

Au total, on voit les inégalités se creuser entre l'ancien et le nouveau secteur ainsi qu'au sein même du nouveau secteur.

  • Phase 2 : L'économie continue à croître, mais les inégalités se résorbent

Au bout d’un certain niveau de croissance, l'économie arrive à maturité.

Conséquences :

⇒ Innovations et amélioration du capital humain se sont étendues à l'ensemble de la production, entraînant une réduction des écarts de productivité entre les deux secteurs et au sein du nouveau secteur.
⇒ Par ailleurs, les moins productives ont désormais disparu (destruction-créatrice) et les agents économiques ont fini de se reconvertir (déversement et imitation), entraînant une baisse des gains des “pionniers” du nouveau secteur.
⇒ Enfin, l'intervention de l'État-providence permet le développement de la sécurité sociale, des politiques de redistribution et de lutte contre le chômage.

Au total, les mécanismes de marché ont réduit les inégalités entre les deux secteurs et au sein de chacun des secteurs. Les inégalités de salaire et de patrimoine ont donc tendance à diminuer. La création d’une protection sociale généralisée renforce cette diminution. Bref, les inégalités globales baissent.

Représentation graphique de la courbe de Kuznets :

version odp

Crise économique

(Programme TES 2011, Notions)

La crise économique peut s'entendre au sens strict ou au sens large :

  • au sens strict, elle correspond au moment où la conjoncture économique (entendue comme l'ensemble de la situation économique et pas seulement le PIB) se retourne, donc au point haut d'un cycle,
  • dans un sens plus large, elle correspond à une période caractérisée par le déclin global de la conjoncture. Elle englobe alors la crise au sens strict et la récession/dépression qui s'ensuit.

Croissance économique

On retient le plus souvent la définition de François Perroux (économiste français, 1903-1987) de la croissance économique :

« C’est l’augmentation soutenue, pendant une ou plusieurs périodes longues, d’un indicateur de dimension significatif : pour une nation, le produit global brut ou net en termes réels ».

Source : François Perroux, L'économie du XXe siècle, PUF, 1961.

C’est donc un phénomène de long terme, c’est-à-dire durable. Par son caractère durable, la croissance se distingue de l’expansion (accroissement momentané et réversible de la production qui concerne donc le court terme, c'est-à-dire une phase temporaire de la conjoncture).
C’est un phénomène quantitatif (on ne s’intéresse pas ici à l’augmentation du bien-être, au développement ou encore aux inégalités, par exemple). L’indicateur généralement retenu pour le mesurer est le PIB (Produit intérieur brut), principal agrégat de la comptabilité nationale. La croissance est alors assimilée au taux de croissance du PIB. Il peut s'agir, plus rarement, du RNB (Revenu national brut).

Déclassement

Le déclassement est un processus qui conduit une personne à occuper une position sociale inférieure à celle attendue ou occupée précédemment. Autrement dit, il implique une mobilité sociale descendante, c'est-à-dire une régression dans la hiérarchie sociale.

On distingue trois formes de déclassement :

  • le déclassement intergénérationnel (lorsque un enfant occupe une position sociale inférieure à celle de ses parents au même âge),
  • le déclassement intragénérationnel (lorsqu’un individu occupe une position sociale inférieure à celle qu’il occupait précédemment dans sa vie active),
  • le déclassement professionnel (lorsqu’un nouvel entrant sur le marché du travail occupe une position sociale inférieure à celle attendue du fait de son diplôme).

Demande

Demande [Définition générale]

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

La demande est la quantité d'un bien ou d'un service qu'un agent économique souhaite acquérir à un prix donné.
En règle générale6), la demande est une fonction décroissante du prix (la demande évolue en sens inverse du prix). Si celui-ci augmente, elle diminue. En revanche, elle évolue le plus souvent dans le même sens que le revenu : si celui-ci augmente, elle augmente aussi.

Tous les agents (entreprises, ménages, administrations publiques, ISBLSM) ont besoin de biens et services qu'ils ne produisent pas eux-mêmes et sont de potentiels demandeurs.

Demande globale

(Programme 1ES 2010, Notions)

Au sens de la comptabilité nationale, la demande globale (ou agrégée) correspond aux « emplois » dans l'équation de l'équilibre emplois/ressources.

En économie ouverte, elle s'écrit :
Demande globale = C + I + X + variation des stocks
avec C = Consommation, I = Investissement, X = eXportations.

Toujours en économie ouverte, en isolant les dépenses réalisées par les administrations publiques des dépenses réalisées par les agents/institutions privés (ménages, ISBLSM, entreprises), elle s'écrit :
Demande globale = C + I + X + G + variation des stocks
avec C = consommation des agents/institutions privés, I =investissement des agents/institutions privés, X = exportations, ie. demande extérieure, G = dépenses de consommation et d'investissement des administrations publiques.

En économie fermée, elle s'écrit :
Demande intérieure globale = C + I + variation des stocks
ou
Demande intérieure globale = C + I + G + variation des stocks

Le plus souvent on néglige la variation des stocks. On obtient alors respectivement :

En économie ouverte :
Demande globale = C + I + X
ou
Demande globale = C + I + X + G

En économie fermée :
Demande intérieure globale = C + I
ou
Demande intérieure globale = C + I + G

Dépression

(Programme TES 2011, Notions)

La dépression correspond à une diminution durable et de grande ampleur de la conjoncture. Elle s'étend généralement sur plusieurs années. Cette notion concerne bien sûr le PIB mais elle s'étend aux principaux agrégats macroéconomiques, en particulier l'emploi.

Destinée

La notion de destinée sociale renvoie à la position sociale occupée par un individu dans la structure sociale, autrement dit au statut social (et aux rôles sociaux qui en découlent) qu'il occupe au sein de la société ou d'un groupe social particulier. Elle est mesurée à l'aide de la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS), nomenclature qui permet de classer les individus dans la structure sociale. Elle est appréciée en fonction de la PCS du chef de famille (le plus souvent du fils).

Cette notion est complémentaire de celle d'origine sociale. Cette dernière renvoie au milieu social dans lequel l'individu est socialisé, c'est-à-dire acquiert normes et valeurs constitutives de la culture, donc de sa façon d'agir et de penser. Cette socialisation apparaît différenciée et ainsi source d'inégalités entre les individus. L'origine sociale est mesurée à l'aide de la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS), nomenclature qui permet de classer les individus dans la structure sociale. Elle est appréciée en fonction de la PCS du chef de famille (le plus souvent du père).

Développement

François Perroux définit le développement ainsi :

« Le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rendent apte à faire croître, cumulativement et durablement, son produit réel global ».

Source : François Perroux, L'économie du XXe siècle, PUF, 1961.

Le développement est donc l'ensemble des transformations des structures démographiques, sociales, culturelles et politiques qui rendent possible une croissance économique stable. Autrement dit, pour François Perroux, le développement est fortement lié à la croissance, mais il s'en distingue nettement.

Le développement est ainsi :

  • un phénomène essentiellement qualitatif (à l'inverse de la croissance)7)
  • qui ne se réduit donc pas à la dimension économique (il affecte l'ensemble des structures d'un pays et pas seulement les richesses)
  • un phénomène de long terme.

Les étapes du développement :

Walt Whitman Rostow (Les étapes de la croissance économique, 1960) explique que tous les pays passent par cinq étapes pour arriver au développement :

  • la société traditionnelle : elle se caractérise par une prééminence de l'agriculture, une forte reproduction sociale et l'absence de mutations technologiques ;
  • les conditions préalables au développement : transition démographique, émergence des États et de la démocratie, transformation de l'agriculture et développement des marchés, développement de l'esprit d'entreprise ;
  • le décollage (take off) : c'est la phase la plus importante, mais aussi la plus courte. Elle se caractérise par l'augmentation de l'investissement et des innovations qui permettent la transformation du système productif, via l'apparition de « leading sector » (secteurs moteurs), et l'accélération de la croissance.
  • la maturité : cette phase voit le progrès technique se diffuser à l'ensemble de l'économie et devenir un processus auto-entretenu ;
  • la consommation de masse : dernière phase du développement, c'est celle de l'accès, pour le plus grand nombre, à la consommation de biens et de services produits en série et du développement de la protection sociale.

Fondée sur l'évolution du taux d'investissement, son étude tend à montrer que les pays en développement sont simplement en retard sur les autres (il n'ont pas encore franchi l'étape du décollage). Autrement dit, il n'y aurait pas véritablement de cause structurelle au sous-développement qui puisse handicaper durablement les pays. De ce fait, accéder au développement revient, pour un pays, à un phénomène de rattrapage, plus ou moins long, mais inéluctable. Pour accélérer ce processus, il suffit d'ailleurs, pour Rostow, de favoriser le libre-échange et le développement de l'esprit d'entreprise.

Développement durable

Le Rapport Bruntland définit le développement durable (ou soutenable) ainsi :

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »

Source : Gro Harlem Brundtland, « Vers un développement durable », Notre Avenir à Tous, Rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU dit Rapport Brundtland, chapitre 2, Avril 1987.

Déviance

Déviance [Définition générale]

(Programme “allégé” 1ES 2010, Notions)

La déviance peut se définir comme la transgression de normes sociales, qu'il s'agisse de normes formelles ou informelles. Le déviant est ainsi un individu qui transgresse une norme sociale formelle ou informelle.

Déviance primaire/déviance secondaire

(Programme 1ES 2010, Notions)

Pour rendre compte de l'aspect dynamique de la déviance, c'est-à-dire de la déviance vue comme processus, il est possible de distinguer, à la suite de Edwin Lemert (Social Pathology: a systematic approach to the theory of sociopathic behavior, 1951), la déviance primaire de la déviance secondaire.
La déviance primaire correspond ainsi à une transgression de normes par un individu sans que celui-ci n'ait modifié durablement son mode de pensée et de comportement ni que la façon dont le considère les autres n'ait changée. Par exemple, le “bon” élève qui ne rend pas ponctuellement un devoir ne devient pas pour autant un “mauvais” élève ni n'est considéré comme tel. Les enseignants feront d'ailleurs souvent preuve d'une relative indulgence dans l'application de la sanction.
La déviance secondaire, par contre, implique que l'individu ne transgresse pas “simplement” une norme, mais va, souvent progressivement, endosser le rôle du déviant. Autrement dit, son mode de pensée et de comportement change en ce sens. Surtout, c'est le regard que portent les autres sur l'individu qui va changer, lui attribuant l'étiquette – le stigmate – de déviant. Par exemple, le “mauvais” élève est souvent celui qui est entré dans la “carrière” de déviant (pour reprendre l'expression de Howard Becker), autrement dit chez lequel la transgression est souvent devenue récurrente, et qui va peu à peu être défini comme tel par les autres (enseignants, camarades de classe…).

Remarque : on peut remarquer que ce qui caractérise la déviance n'est pas tant l'acte de transgression lui-même que la façon dont il est appréhendé par l'individu et par les autres (membres du groupe social auquel il appartient, société).

Délinquance

On parle de délinquance lorsque les normes transgressées sont des normes juridiques – donc des normes formelles – donnant lieu a des sanctions pénales.
Autrement dit, la délinquance correspond à une forme particulière de déviance.

Discrimination

Une discrimination est une inégalité qui se rapporte généralement à un élément sur lequel les individus n'ont pas de prise, comme la couleur de peau, le sexe… De plus, les discriminations impliquent le plus souvent l'idée d'une exclusion (d'un emploi, de l'accès à une ressource…). Enfin, elles sont considérées comme injustes (au sens où elles ne respectent pas les principes de la justice sociale) et sont réprimées socialement (le plus souvent par les lois).

Droits de propriété

(Programme 1ES 2010, Notions)

Les droits de propriété sont usuellement définis à partir de leurs trois composantes essentielles :

  • Usus, droit d'usage, c'est-à-dire capacité à utiliser librement ce que l'on possède
  • Fructus, droit de récolter les « fruits », autrement dit de récolter les résultats, revenus ou autre, que la possession est susceptible d'engendrer
  • Abusus, droit de disposer, qui se traduit par la possibilité de donner, vendre ou même détruire sa possession.

Économie

Il est devenu traditionnel de définir l'économie, à la suite de Lionel Robbins (1898-1984), comme :

L’Économie est la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre les fins et les moyens rares à usages alternatifs.

Source : Lionel Robbins, Essai sur la nature et la signification de la science économique, 1947 (1re édition anglaise 1932, seconde édition 1935), p. 30. 8) Disponible en ligne

Économie sociale

La notion d'économie sociale est apparue en France, de façon relativement récente. Elle trouve une première définition dans une charte publiée par le Comité national de liaison des activités mutualistes, coopératives et associatives (CNLAMCA, devenu le CEGES, Conseil des Entreprises et des Groupements de l’Économie Sociale en 2001) en 1980 que l'on peut résumer de la façon suivante :

  • fonctionnement démocratique (article 1),
  • liberté d’engagement (article 2),
  • qualité des relations sociales internes et autonomie (articles 3 et 4),
  • but non lucratif (“Les excédents d’exercice ne peuvent être utilisés que pour leur croissance et pour rendre un meilleur service aux sociétaires qui en assurent seuls le contrôle”, article 5),
  • finalité sociale et solidaire (articles 6 et 7).

Par la suite, l'Insee a choisi de publier des statistiques spécifiques à ce secteur. Pour cela, l’économie sociale est répartie en quatre grandes familles :

  • les associations qui représentent la majorité des établissements du domaine de l’économie sociale. Elles sont régies par la loi de 1901 et regroupent un ensemble de personnes agissant dans un but commun, sans recherche de profit.

Exemples : associations humanitaires…

  • les coopératives qui regroupent un ensemble de personnes dans le but de satisfaire leurs besoins communs, essentiellement économiques. Elles peuvent être ainsi autonomes vis-à-vis du marché et répartir, entre leurs membres, les fruits de leur activité selon des principes égalitaires.

Exemples : Coopératives de consommateurs (achat de biens et services en commun, crédit…), coopératives de producteurs (agricoles…).

  • les mutuelles qui regroupent un ensemble de personnes qui ont pour but de s'assurer collectivement contre un ou plusieurs risques (au sens d'évènement probable) en échange d'une cotisation des adhérents et sans but lucratif. Il ne faut pas les confondre avec les sociétés d'assurance.

Exemples : une mutuelle de santé, une mutuelle d'assurance domestique.

  • les fondations qui sont constituées d'une ou plusieurs personnes, physiques ou morales, qui réunissent des fonds dans le but de réaliser une œuvre d'intérêt général et à but non lucratif.

Exemples : fondations d'aide sociale, fondations hospitalières, fondations scientifiques.

Pour aller plus loin :

Effets externes

(Programme 2nde 2010, Notions)

Voir Externalités.

Égalité

(Programme TES 2011, Notions)

Égalité de droit

L'égalité de droit (ou égalité en droit ou égalité devant la Loi ou égalité formelle) est définie, à la suite de la Révolution française, par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 :

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »

Source : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, 1789, article 1. Disponible en ligne

L'égalité de droit implique ainsi que tous les individus, quelles que soient leurs caractéristiques propres, doivent être traités de la même façon par la loi. Autrement dit, aucun individu ou groupe d'individus ne doit bénéficier de privilèges garantis par la loi.

Exemples :

  • Dans une société où existe l'esclavage, certains individus ont davantage de droits (le maître) que d'autres (l'esclave). La loi autorise ainsi un individu à posséder un autre individu, à le tuer ou le maltraiter, etc., alors que l'inverse n'est pas vrai (un esclave ne peut pas devenir maître).
  • Sous l'Ancien Régime (société d'ordres), le seigneur possède davantage de droits que ses serfs et, plus généralement, les nobles et le clergé ont des privilèges que n'a pas le Tiers-État.
  • Dans la société de castes indienne, les brahmanes ont des droits supérieurs à ceux des kshatriya qui ont des droits eux-mêmes supérieurs aux vaishya et ainsi de suite pour l'ensemble des autres castes inférieures.

Dans tous ces exemples, c'est la loi est à l'origine de l'inégalité en donnant des droits différents aux individus selon leur statuts, origine et/ou naissance. À l'inverse, l'égalité de droits implique l'abolition de tout privilège.

Emploi

(Programme 2nde 2010, Notions)

Au niveau d'une économie, l'emploi correspond au nombre total de personnes qui exercent une activité professionnelle rémunérée (par un salaire pour les salariés, par des honoraires pour une profession libérale, etc.).
Remarque : pour le BIT (organisme international chargé de l'étude et de la surveillance des questions liées au travail), ce sont toutes les personnes qui ont travaillé ne serait-ce qu'une heure, au cours d'une semaine dite de référence (celle où la personne est interrogée). C'est cette définition qui est généralement retenue par l'Insee.

Au niveau des agents économiques, un emploi est un contrat définissant essentiellement :

  • du côté de l'employeur (pour les salariés) ou du client (pour les indépendants), le travail à réaliser, les conditions de travail (notamment le lieu), la durée.
  • du côté du travailleur, la rémunération obtenue en échange.

Épargne

(Programme 2nde 2010, Notions)

L’épargne est la partie du revenu disponible qui n’est pas consommée. Dans une économie, elle est ce qui sert à financer l’investissement.

Elle répond généralement à trois objectifs :

  • consommation différée : elle permet de reporter la consommation dans le temps (elle est constituée pour acquérir, plus tard, un bien ou un service). Exemples : épargner pour acheter un cadeau de Noël à sa grand-mère, acheter une voiture, s'offrir un séjour à la mer…
  • précaution : elle permet de faire face à des dépenses imprévues. Exemples : épargner pour faire face à une situation de chômage, de maladie, mais aussi à l'arrivée d'un enfant…
  • constitution d’un patrimoine : elle permet l'accumulation de capital. Exemples : placements financiers, immobiliers…

Il est possible de distinguer l’épargne de court terme, souvent dite liquide, qui répond plutôt aux objectifs de consommation différée et de précaution, et l’épargne de long terme, qui répond plutôt à l'objectif de constitution d’un patrimoine.

Il est possible également de distinguer l’épargne non financière (celle qui sert à l'acquisition de biens immobiliers tels que des terrains, appartements, maisons…) et financière (celle qui sert aux placements financiers de court terme, tel que les livrets d'épargne, ou de long terme, tels les contrats d’assurance-vie, l'acquisition d'actions ou d'obligations…).

Au niveau microéconomique :

Taux d'épargne pour une entreprise = épargne brute/valeur ajoutée brute x 100.

Taux d'épargne pour un ménage = épargne brute/Revenu disponible brut x 100.

Au niveau macroéconomique :

Taux d'épargne des ménages = épargne brute/Revenu national disponible brut x 100.

Taux d'épargne national (pour l'ensemble des agents économiques) = épargne agrégée des secteurs institutionnels/PIB x 100.

Équilibre emplois/ressources

(Programme 1ES 2010, Notions)

L'équilibre emplois/ressources, dans la comptabilité nationale, est une équation comptable permettant de rendre compte de la situation macroéconomique.

En économie ouverte, elle s'écrit le plus souvent de la façon suivante : PIB + M = C + I + X + variation des stocks
avec M = iMportations, C = Consommation, I = Investissement, X = eXportations.

Toujours en économie ouverte, si l'on souhaite isoler les dépenses réalisées par les administrations publiques des dépenses réalisées par les agents/institutions privés (ménages, ISBLSM, entreprises), cette équation devient : PIB + M = C + I + X + G + variation des stocks
avec C = consommation des agents/institutions privés, I =investissement des agents/institutions privés, X = exportations, ie. demande extérieure, G = dépenses de consommation et d'investissement des administrations publiques, le reste ne changeant pas.
Cette présentation de l'équilibre emplois/ressources est notamment utile lorsque l'on étudie les effets des politiques économiques publiques.

En économie fermée, il n'y a, par définition, ni importations ni exportations, l'équation s'écrit donc :

PIB = C + I + variation des stocks
ou
PIB = C + I + G + variation des stocks

Ressources

Les ressources correspondent à l'origine des biens et des services dont disposent les agents économiques au cours d'une période donnée (généralement l'année). Les ressources renvoient donc à l'offre globale.

Emplois

Les emplois correspondent à l'utilisation des biens et services par les différents agents économiques, autrement dit les usages auxquels ils sont affectés, au cours d'une période donnée. Les emplois renvoient donc à la demande globale.

Externalités

(Programme 2nde 2010, Notions (effets externes) ; Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Les externalités ou effets externes sont les conséquences d’une action individuelle sur un autre acteur, qui ne sont pas prises en compte par le marché ou le système de prix. Il est usuel de dire qu'elles sont le « résultat non voulu d'une action voulue ».

Elles peuvent être positives (exemples : l'implantation de ruches à proximité d'un verger, la vaccination, la recherche) ou négatives (exemples : la pollution, la dégradation de ressources naturelles, le bruit).

Leur existence est donc à l'origine d'une défaillance du marché et justifie l’intervention publique, permettant d’ « internaliser » les externalités (c’est-à-dire faire en sorte qu’elles soient prises en compte par les agents économiques dans leurs calculs coût/avantage).

Exemples : instauration par l'État d’une taxe sur les produits polluants (souvent nommée taxe « Pigou »), subventions à la recherche, vaccination gratuite et obligatoire, etc.

Externalisation

(Programme TES 2011, Notions)

L’externalisation est une stratégie qui consiste à avoir recours à des organisations extérieures à l'entreprise pour répondre aux besoins de la production. Il s'agit, en particulier, de faire appel à des entreprises de sous-traitance.
Par exemple, plutôt que d'assurer elle-même la restauration de ses salariés, une entreprise peut faire appel à une autre entreprise – généralement spécialisée – pour fournir des services de restauration. L'externalisation peut s'appliquer à d'autres domaines – variés – tels que la fabrication de pièces détachées, le nettoyage des locaux, la gestion des salaires et des fiches de paie, la gestion du courrier, le recrutement de nouveaux salariés, l'installation et l'entretien du parc informatique, etc.

Facteurs de production

Facteurs de production [définition générale]

Pour produire un bien ou un service, il est nécessaire de disposer de ce que les économistes appellent des facteurs de production, c'est-à-dire d'éléments matériels ou immatériels qui rendent possible la réalisation d'un produit.

On en distingue deux : le facteur travail et le facteur capital (capital fixe ; capital circulant ou consommations intermédiaires).

Combinaison productive

Pour une même production, il est parfois possible procéder de plusieurs façons. On dit alors que l'entreprise peut combiner de façon différente le capital et le travail.

Exemple fictif : Pour pétrir une fournée de pain, une boulangerie peut embaucher 3 travailleurs et un peu de matériel ou un travailleur et une machine à pain.

Le choix entre l'une et l'autre des combinaisons productives possibles dépendra de l'abondance des facteurs de production (capital ou travail), mais surtout du coût relatif du travail par rapport au capital et l’efficacité productive de la combinaison retenue (mesurée par la productivité).

Exemple : Si le coût du travail est cher, une entreprise préférera privilégier le capital. On dira que l'intensité capitalistique de la production (celle-ci est mesurée par le coefficient de capital = capital utilisé/production réalisée) est plus forte. Dans le cas inverse, on dira que l'intensité capitalistique de la production est plus faible.

Facteurs substituables ou complémentaires

Les facteurs capital et travail sont le plus souvent complémentaires, c'est-à-dire que l'un n'a pas d'utilité sans l'autre. Pour modifier la quantité produite, ils doivent donc varier proportionnellement. On dit alors que la combinaison productive est rigide.

Exemple : une entreprise ne peut pas acheter un nouveau camion sans embaucher un nouveau chauffeur.

Les facteurs de production peuvent parfois être substituables, c'est-à-dire se remplacer l'un l'autre (on peut utiliser du capital plutôt que du travail ou inversement). On dit alors que la combinaison productive est flexible.

Facteur capital

Facteur travail

Fluctuations économiques/Cycles économiques

Fluctuations économiques

(Programme TES 2011, Notions)

Les fluctuations économiques sont constituées de l’ensemble des mouvements affectant l'activité économique, qu'il s'agisse de phases d’expansion (accélération de la croissance économique) ou de récession/dépression (ralentissement/baisse de la croissance économique).

Ces fluctuations affectent, bien sûr, le PIB mais concernent, plus généralement, les principales variables de l'activité économique (chômage, inflation…).

Cycles économiques

Ces mouvements peuvent être plus ou moins réguliers, auquel cas on parlera souvent de cycles économiques qui désignent la répétition au cours du temps de phases d’expansion économique, puis de récession/dépression.

Remarque : ces deux termes sont proches et souvent utilisés comme synonymes.

Si on découpe le cycle en 4 phases, on a donc la succession : expansion – crise – récession/dépression – reprise…

Trois types de cycles peuvent être distingués :
— Cycles de Kondratiev (ou Kondratieff) (cycles longs), environ 40 à 60 ans. Il est associé par Schumpeter à l'évolution du progrès technique (apparition des innovations). Il distingue la « phase A » du cycle Kondratiev, qui correspond à la phase ascendante, et la « phase B », qui correspond à la phase descendante.
— Cycles de Juglar (ou cycle des affaires ou intermédiaire ou moyens), environ 7 à 11 ans.
— Cycles de Kitchin (ou cycle mineur ou court), environ 3 à 4 ans (2 Kitchin = 1 juglar environ).

Représentation graphique des cycles
Courbe 1 = cycles longs ; courbe 2 = cycles intermédiaires ; courbe 3 = cycles courts ; courbe 4 = somme des courbes 1-3.

Source : Joseph Aloïs Schumpeter, Business cycles, 1939. Disponible en ligne (en) : http://dx.doi.org/doi:10.1522/030021081

Gains à l'échange

(Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Il y a gains à l'échange dès lors que les agents économiques obtiennent un avantage supérieur dans une situation d'échange – en termes de coûts, de prix, de disponibilité ou encore de qualité – par rapport à une situation d'autarcie (absence d'échange).
Cependant, le partage des gains à l’échange ne se fait pas nécessairement de façon égalitaire, certains co-échangistes pouvant bénéficier davantage de l'échange que d'autres.

Inactif

Incitations pécuniaires

(Programme TES Spé EA 2011, Notions)

Les incitations pécuniaires sont des dispositifs financiers ayant pour objectif de modifier les comportements des agents économiques afin de résoudre les problèmes liés à l'asymétrie d'information (aléa moral et de sélection adverse) et d'éviter ainsi les situations de déséquilibre. Appliquées au système de santé, elles permettent de réduire les problèmes de rentabilité (secteur marchand) et de financement (secteur non marchand) du système de santé.
Exemples : franchises médicales ou ticket modérateur.

Indice de développement humain (IDH)

(Programme TES 2011, Notions)

L'IDH, Indice de développement humain, est l'indicateur du développement économique.

Depuis le 20e anniversaire du Rapport du développement humain du PNUD, la méthodologie de calcul de l'IDH a changé. Ainsi, pour mesurer le niveau d'éducation, ce n'est plus le taux d’alphabétisation des adultes (en % de la population de + de 15 ans) et le taux brut de scolarisation combiné (du primaire au supérieur) qui sont pris en compte, mais, désormais, la durée moyenne de scolarisation et la durée attendue de scolarisation. De même, pour mesurer le niveau de vie, ce n'est plus le PIB par habitant (US$ PPA), mais le RNB par habitant (US$ PPA).
Document. Le nouveau calcul de l'IDH :

Schéma des nouvelles composantes de l'IDH

Source : PNUD, Rapport sur le développement humain, Notes techniques, 2010, p. 239. Disponible en ligne

Pour chacun des indicateurs, on calcule, un indice dimensionnel :

Indice dimensionnel = (valeur utilisée – valeur minimale)/(valeur maximale – valeur minimale).

Remarque : pour l'éducation, on calcule la moyenne géométrique des deux indices.

L'IDH s'obtient, ensuite, en calculant la moyenne géométrique des trois dimensions :

IDH = ( Ilongévité1/3 . Iinstruction1/3 . Irevenu1/3 )

L'IDH prend donc en compte non seulement le niveau de vie, mais également la santé de la population et le niveau d'éducation.

Plus l'IDH se rapproche de 1, plus le niveau de développement du pays est élevé. Inversement, plus il est faible, plus le niveau de développement du pays est faible.

C'est nouveau : depuis le rapport 2014 du PNUD, les seuils ont changé. Ils sont désormais de 0,55 ; 0,7 ; 0,8 et seront valables pour 5 ans.

On classe chaque année les pays en quatre grandes catégories, selon que leur développement est : faible (< 0,55), moyen (0,55 =< IDH < 0,7), élevé (0,7 =< IDH < 0,8) ou très élevé (IDH > ou égal à 0,8).

Remarque : il admet lui aussi des limites dans la mesure où, par exemple, il ne prend pas en compte le niveau d’inégalités dans le pays (c'est pourquoi a été notamment crée l'IDHI, Indice de développement humain ajusté aux inégalités).

Document. Exemple de calcul de l'IDH :

Source : PNUD, Rapport sur le développement humain, Notes techniques, 2010, p. 241. Disponible en ligne

Dernières données du PNUD sur l'IDH.

Inégalité

Inégalité [Définition générale]

Une inégalité est une différence qui se traduit par l'obtention de privilèges ou, au contraire, interdit l'accès à des ressources rares, des positions sociales, à la reconnaissance sociale.

Inégalité économique

Une inégalité économique correspond à une différence d'accès – accès privilégié ou, au contraire, restreint – à des ressources économiques, donc à la richesse. Elles renvoient à des inégalités en matière de revenus, niveau de vie et patrimoine.

Inégalité sociale

Une inégalité sociale correspond à une différence d'accès – accès privilégié ou, au contraire, restreint – à des ressources sociales et culturelles valorisées. Elles renvoient notamment aux modes de vie, à l’éducation et à l’emploi, à la santé, au pouvoir politique, au genre, etc.

Innovation

Innovation [Définition générale]

De façon générale, l'innovation peut se définir comme l’application économique d’une invention, c'est-à-dire l'application d'une invention à une fin industrielle ou commerciale.
Exemple : la découverte de la pression (invention) donne lieu à la création de la machine à vapeur (innovation).

C'est Joseph Schumpeter qui distingue 5 types différents d'innovation (il utilise le terme d'« évolution ») :

Fabrication d'un bien nouveau, c'est-à-dire encore non familier au cercle des consommateurs, ou d'une qualité nouvelle d'un bien.
Introduction d'une méthode de production nouvelle, c'est-à-dire pratiquement inconnue de la branche intéressée de l'industrie ; il n'est nullement nécessaire qu'elle repose sur une découverte scientifiquement nouvelle et elle peut aussi résider dans de nouveaux procédés commerciaux pour une marchandise.
Ouverture d'un débouché nouveau, c'est-à-dire d'un marché où jusqu'à présent la branche intéressée de l'industrie du pays intéressé n'a pas encore été introduite, que ce marché ait existé avant ou non.
Conquête d'une source nouvelle de matières premières ou de produits semi-ouvrés ; à nouveau, peu importe qu'il faille créer cette source ou qu'elle ait existé antérieurement, qu'on ne l'ait pas prise en considération ou qu'elle ait été tenue pour inaccessible.
Réalisation d'une nouvelle organisation9), comme la création d'une situation de monopole (par exemple la trustification10)) ou l'apparition brusque d'un monopole.

Source : Joseph Schumpeter, Théorie de l'évolution économique. Recherche sur le profit, le crédit, l'intérêt et le cycle de la conjoncture, 1912 (traduction française, 1935).

Innovation de produit

Une innovation de produit désigne l’introduction sur le marché d’un nouveau bien ou d’un nouveau service ou l'amélioration d'un bien ou service existant. Elle peut affecter fortement la demande et avoir un impact important sur le mode de vie et le bien-être des individus.
Exemples : services de transport aériens ou ferroviaires, automobiles, téléphones mobiles, tablettes tactiles, micro-ondes, etc.

Innovation de procédé

Une innovation de procédé désigne l’ensemble des méthodes de production ou de commercialisation qui transforment le processus de production. Elle peut affecter fortement l'offre des producteurs.
Exemples : métier à tisser, utilisation de l'électricité, du pétrole, du laser ou encore du plastique dans la production, Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), etc.

Institution

Les institutions sont définies par Douglass Cecil North (1920-2015), économiste et historien américain :

« Institutions are the humanly devised constraints that structure human interaction. They are made up of formal constraints (rules, laws, constitutions), informal constraints (norms of behavior, conventions, and self imposed codes of conduct), and their enforcement characteristics. Together they define the incentive structure of societies and specifically economies. »

Source : Douglass C. North, Prize Lecture: Economic Performance through Time, publié dans Economic Performance Through Time, The American economic review, vol. 84, n°3, 1994, p. 360. Il s'agit de sa Conférence pour le Prix de la Banque de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel11) en 1993. Disponible en ligne : http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/economic-sciences/laureates/1993/north-lecture.html

Les institutions sont les contraintes établies par les individus, contraintes qui structurent les interactions humaines. Elles se composent :

  • de contraintes formelles : règles, lois, constitutions,
  • de contraintes informelles : normes de comportement, conventions, codes de conduite personnels,
  • des modalités d'application de ces contraintes.

Investissement

Investissement [définition générale]

(Programme TES 2011, Notions)

L’investissement, au sens économique du terme, est un flux qui vient accroître (investissement net) ou renouveler (amortissement) le stock de capital d’un agent économique, donc correspond à l’achat de biens de production durables (au sens strict, le capital fixe). Investir est donc synonyme d’accumulation de capital. On mesure l’investissement grâce à la FBCF (Formation brute de capital fixe).
Il peut être considéré comme un « détour » de production (l'expression est de Eugen von Böhm Bawerk, Théorie positive du capital, 1929) : Böhm Bawerk prend l'exemple du paysan qui commence par construire un système d'irrigation pour son champ (il « détourne » ce temps de la culture proprement dite) pour produire, ensuite, plus efficacement (le temps perdu au départ est compensé par le fait qu'il n'a plus besoin d'aller chercher l'eau à la source).

Formation brute de capital fixe (FBCF)

En comptabilité nationale, la FBCF est le principal indicateur de l'investissement. Selon l'INSEE, « La formation brute de capital fixe (FBCF) est constituée par les acquisitions moins cessions d'actifs fixes réalisées par les producteurs résidents. Les actifs fixes sont les actifs corporels ou incorporels issus de processus de production et utilisés de façon répétée ou continue dans d'autres processus de production pendant au moins un an. »

La FBCF mesure un investissement brut, car l'amortissement, donc l'investissement de remplacement, n'est pas déduit. Si l'amortissement est enlevé, on parle d'investissement net.

Attention : la FBCF est un indicateur imparfait. Elle prend en compte les investissements matériels, mais pas tous les investissements immatériels. En particulier, elle inclut les achats ou créations de logiciels, les dépenses de prospection minière et pétrolière, les œuvres artistiques ou littéraires originales, mais pas les dépenses en formation et la publicité, qui font partie des consommations intermédiaires alors que leur effet sur la production est durable.

Depuis l'entrée en vigueur du SEC 2010, les dépenses de Recherche & Développement sont désormais comptabilisées dans la FBCF.

Taux d'investissement pour une entreprise = FBCF/valeur ajoutée (VA) x 100. Ce taux mesure l’effort d’investissement des entreprises.

Taux d'investissement de la nation = FBCF de l'ensemble des secteurs institutionnels/PIB x 100. C'est donc la part de l'investissement dans le PIB. Il comprend l'investissement des entreprises, mais aussi des ménages et des APU.

Investissement de remplacement, de capacité et de productivité

Il est possible de différencier les investissements selon leur objectif :

  • investissement de remplacement (ou de renouvellement) : son objectif est de compenser l'usure physique ou l'obsolescence du capital (et donc de maintenir la valeur du capital). Il implique donc l'amortissement.

Exemple : achat d’un nouvel ordinateur pour remplacer un ordinateur devenu obsolète.

L'amortissement est une provision (une somme d’argent épargnée chaque année) pour renouveler le capital fixe usé ou obsolète, donc pour couvrir la dépense future que cela représente. Cette somme est déduite du bénéfice des entreprises. C’est pourquoi dans certains secteurs, on renouvelle souvent son stock de capital pour pouvoir faire cette déduction et donc réduire les prélèvements obligatoires sur les bénéfices.

Lorsque les entreprises investissent au-delà de leurs besoins d’amortissement, elles augmentent leur stock de capital fixe, donc leur capacité productive. Elles réalisent donc un investissement net.

Investissement brut = investissement net + amortissement.

  • investissement de capacité (ou d'extension) : son objectif est d'augmenter les quantités produites en augmentant le stock de capital fixe.

Exemple : augmentation de la taille du parc informatique d'une entreprise.

  • investissement de productivité (ou de rationalisation ou de modernisation) : son objectif est d'améliorer l'efficacité de la production, donc de produire autant avec moins de facteurs de production (réduction de la quantité de facteurs de production nécessaires, autrement dit baisse des coûts unitaires de production). Il repose généralement sur l'incorporation du progrès technique.

Exemple : achat de matériel informatique pour réaliser des tâches précédemment traitées manuellement plus rapidement.

Remarque : cette distinction demeure théorique. Par exemple, quand une entreprise achète une nouvelle machine, c'est souvent parce qu'une de ses machines ne peut plus servir ou n'est plus adaptée. Il est cependant rare que l'entreprise rachète une machine identique, car elle en profite généralement pour en acheter une plus performante qui, à la fois, produira plus et mieux. Les trois types d'investissement sont donc souvent présents dans la même dépense.

Investissement matériel/immatériel

Il est possible de différencier les investissements selon leur nature.

Les investissements matériels (ou corporels) correspondent à l'acquisition de biens physiques alors que les investissements immatériels (ou incorporels) sont des dépenses de services et/ou de propriété intellectuelle qui servent à améliorer les performances productives de l'entreprise. Dans les deux cas, ce sont des dépenses qui permettent de maintenir ou d'accroître le potentiel de production de l'entreprise.

Différences entre investissements matériels et investissements immatériels :

  • les investissements matériels sont des biens (exemples : machines, bâtiments…) alors que les investissements immatériels sont des services (exemple : brevets logiciels, dépenses de R et D, dépenses de publicité, dépenses de formation des salariés, dépenses commerciales…)
  • les investissements matériels sont comptabilisés dans la FBCF alors que les investissements immatériels ne sont pris en compte que partiellement (achat de logiciels, achat d’œuvres littéraires et artistiques, frais de prospection minière et pétrolière).

Investissement public/privé

Il est possible de différencier les investissements selon le secteur institutionnel qui investit.

À côté des entreprises, les administrations publiques et les ménages réalisent également des investissements.

Les investissements des ménages et entreprises sont appelés investissements privés (les investissements des entreprises sont dits investissements productifs). Les investissements des administrations publiques sont appelés investissements publics.

Exemple pour une APU : Quand une région construit un lycée, elle investit, car elle fait construire un bâtiment qui va servir à produire un service.

Exemple pour un ménage : Quand un ménage achète un logement, il investit, car il pourra mettre cet appartement en location et produire un service. L'achat immobilier est d'ailleurs la seule forme d'investissement comptabilisée pour les ménages.

Multiplicateur d'investissement

Pour commencer, précisons l'hypothèse sur laquelle il repose en amont : si la propension marginale à épargner est faible, l'effet multiplicateur sera plus important et si la propension marginale à consommer est faible, l'effet multiplicateur sera moins important.

Remarque : il faut se souvenir ici que Keynes part de l'idée qu'une partie du revenu est consommée et que le reste est épargné.

Autrement dit, si l'on possède un revenu “Y”, une partie “C” est consommée et l'autre “S” est épargnée.

On a donc Y = C + S.

Si l'on veut connaître la part (proportion) du revenu qui est consommée, on calcule C/Y. Appelons cette proportion “c”.

Et si on veut connaître celle qui est épargnée, S/Y. Appelons cette proportion “s”.

Il est donc logique d'écrire : 1-c = s et c = 1-s, puisque c + s = 1.

Il est aisé de comprendre que ce petit “c” va correspondre à la propension marginale à consommer et “s” à la propension marginale à épargner.

Prenons un exemple simple :
Imaginons qu'un individu gagne un revenu (Y) de 1 euro et qu'il en consomme 80 centimes (C = 0,8 euro donc). Il lui reste 20 centimes (S = 0,2 euro) qui correspondent à son épargne.
Imaginons encore qu'il en soit *toujours* de même, autrement dit que chaque fois qu'il obtient un revenu supplémentaire de 1 euro, il en consomme 0,8 euro et en épargne 0,2 euro.

La part du revenu qui est consommée, c, est égale à 0,8 euro/1 euro
⇒ c = 0,8.

La part du revenu qui est épargnée, s, est égale à 0,2 euro/1 euro
⇒ s = 0,2.

On retrouve également bien l'idée que :
1 - c = s ⇒ 1 - 0,8 = 0,2
et que
c = 1-s ⇒ 1 - 0,2 = 0,8.

“c” étant la propension marginale à consommer et “s” la propension marginale à épargner, on comprend que si c augmente, s baisse et inversement.

Or, le multiplicateur, “k”, est égal à 1/(1-c) ou, ce qui revient au même, 1/s.

Donc, si c est très grand alors k est grand aussi, étant donné que le dénominateur est petit dans ce cas. Là aussi, cela revient au même de dire que si s est très petit, alors k est grand (on regarde toujours ce qui se passe au dénominateur). Inversement, si c est petit (donc s grand), k est petit aussi.

Dans l'exemple plus haut, c est grand (0,8) et s petit (0,2), k est donc grand :
⇒ k = 1/1-0,8 = 1/0,2 = 5.

Si on avait l'inverse, par exemple : c petit (0,3) et s grand (0,7).

On aurait un multiplicateur faible :
⇒ k = 1/1-0,3 = 1/0,7 = 1,43.

ISBLSM

Dans la comptabilité nationale, les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) sont un secteur institutionnel. On parle parfois à leur propos de « tiers secteur ».

Qui sont-elles ?

C'est ici que l'on trouve les associations (qui forment l'essentiel des ISBLSM) et les fondations.

Les ISBLSM sont définies comme suit par le Système de comptabilité nationale (SCN) :

« Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) sont des ISBL [institutions sans but lucratif] qui fournissent des biens ou services aux ménages gratuitement ou à des prix qui sont pas économiquement significatifs. […] »

Source : Nations unies, « Système de comptabilité nationale (SCN) 1993 », § 4.64., Nations unies, New York, 1993, traduit par nous.

Le Système de comptabilité nationale distingue deux types d'ISBLSM :

« Le premier type correspond aux ISBLSM qui sont créées par des associations de personnes afin de fournir des biens ou, le plus souvent, des services principalement au profit de leurs membres. Les services sont généralement fournis gratuitement, étant financés par les cotisations des membres réguliers ou redevances. Elles comprennent des ISBLSM telles que les associations professionnelles ou savantes, les partis politiques, les syndicats, les associations de consommateurs, les églises ou les associations religieuses ainsi que les clubs sociaux, culturels, de loisirs ou sportifs. Elles ne comprennent pas les organismes exerçant des fonctions similaires lorsqu'ils sont contrôlés et principalement financés par les administrations publiques, à l'exception des églises qui sont toujours considérées comme au service des ménages, même lorsqu'elles sont principalement financées par les administrations publiques. Les partis politiques de pays reposant sur des systèmes politiques de parti unique qui sont contrôlés et financés par les administrations publiques sont toujours inclus dans le secteur des administrations publiques. »

Source : Nations unies, « Système de comptabilité nationale (SCN) 1993 », § 4.65., Nations unies, New York, 1993, traduit par nous.

« Le deuxième type d'ISBLSM se compose d'organismes de bienfaisance, de secours ou d'aide qui sont créés à des fins philanthropiques et non pour servir les intérêts de leurs membres. Ces ISBLSM fournissent des biens ou des services non marchands aux ménages dans le besoin, y compris les ménages touchés par des catastrophes naturelles ou la guerre. Les ressources de ces ISBLSM sont fournies principalement par des dons en espèces ou en nature du grand public, des sociétés ou des gouvernements. Ils peuvent également être fournis par des transferts [de revenus] de non-résidents, y compris ceux provenant d'ISBLSM similaires résidant dans d'autres pays. »

Source : Nations unies, « Système de comptabilité nationale (SCN) 1993 », § 4.67., Nations unies, New York, 1993, traduit par nous.

Quelles sont les fonctions des ISBLSM ?

Les ISBLSM ont souvent pour objectif de pallier les défaillances des administrations publiques. C'est notamment le cas lorsque ces dernières ne peuvent remplir leurs missions de service public par manque de moyens financiers (ressources budgétaires contraintes et/ou déficits publics trop importants) ou lorsque les missions poursuivies par les ISBLSM ne rentrent pas dans les priorités arrêtées dans le cadre de la politique menée.

Elles peuvent également chercher à se substituer aux entreprises lorsque celles-ci ne sont pas en mesure de répondre aux besoins des ménages et/ou lorsque ces derniers ne souhaitent pas ou ne peuvent pas acquitter le prix de marché.

Les ISBLSM jouent un rôle primordial dans le maintien voire le renforcement du lien social. Elles fédèrent un ensemble d'individus unis par des objectifs/intérêts communs.

Ces objectifs peuvent être de différents types. En particulier :

  • idéologique (partis politiques, syndicats, etc.),
  • culturel (association permettant le partage de convictions religieuses, d'une passion commune comme le cinéma, la photo, etc.),
  • social (associations d'aide à la recherche d'emploi, à la création d'entreprise, de soutien aux personnes défavorisées ou isolées, de sociabilité de proximité ou amicale, etc.),
  • sportif (associations ou clubs sportifs).

Quelles sont les principales ressources des ISBLSM ?

  • les cotisations et redevances des adhérents,
  • les subventions des administrations publiques,
  • les dons des ménages ou des entreprises.

Liberté

La liberté est définie, à la suite de la Révolution française, par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

Source : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, 1789, article 4. Disponible en ligne

Libre-échange

Au sens strict, le libre-échange correspond à une situation dans laquelle il y a libre circulation des marchandises (biens et services). Dans un sens plus large, le libre-échange s'étend aux capitaux et aux populations. Il implique la disparition des barrières à l'échange, qu'elles soient tarifaires (taxes, droits de douane…) ou non tarifaires (quotas, normes…).
La libéralisation des échanges est le processus qui conduit à cette situation de libre-échange. Il passe donc par la suppression – plus ou moins progressive – des barrières à l'échange existantes.

Marché

Le marché est un lieu de rencontre, réel ou fictif, entre l'offre et la demande de biens et services économiques qui aboutit à la fixation du prix et de la quantité auxquels se réalisent l’échange.
Le prix y agit comme un signal, car il véhicule l'information et permet ainsi la coordination des comportements de demande et d’offre qui n’auraient aucune raison de s’ajuster autrement.
L'échange s'effectue sur le marché au moyen d'un média particulier : la monnaie.

Marché du travail

Marché du travail [Définition générale]

Le marché du travail est donc le lieu de rencontre entre l'offre et la demande de travail. La quantité de travail se mesure généralement en heures. Le prix du travail correspond au salaire réel.

Marchés interne/externe du travail

Les économistes américains Michael J. Piore et Peter Doeringer (Internal labor market and manpower analysis, 1971) montrent qu’il existe :

— un marché interne du travail qui regroupe les emplois protégés par un contrat stable au sein de l’entreprise (approche microéconomique) que l’on appelle marché primaire du travail au niveau macroéconomique. Ce marché représente le « noyau dur » du personnel de l’entreprise.
Peu exposés au chômage de longue durée, ces emplois concernent des salariés travaillant généralement à temps plein, qualifiés, bien rémunérés, bénéficiant des conventions collectives, accédant aisément à la formation et pouvant prétendre à des promotions.
Exemples : emplois de fonctionnaires, de cadres, de secteurs en pénurie de main-d'oeuvre, etc.

— un marché externe du travail dans l’entreprise ou marché secondaire du travail au niveau macroéconomique constitué des emplois atypiques, emplois qui ont comme caractéristique d’être précaires. Ils constituent une “variable d'ajustement” pour les entreprises.
Fortement exposés au chômage (chômage de longue durée, intermittence dans l'emploi), ces emplois atypiques se caractérisent par des rémunérations faibles, une absence d’ancienneté, de promotion ou d’avantages sociaux particuliers.
Exemples : emplois peu qualifiés, de secteurs en crise, etc.

Masse monétaire

(Programme 1ES 2010, Notions)

La masse monétaire est l'ensemble des moyens de paiement disponibles au sein d'une zone monétaire. Elle est constituée de trois agrégats classés par ordre de liquidité décroissante : M1, M2, M3.
Remarque : un actif est dit liquide s'il peut être immédiatement utilisé comme moyen de paiement, donc sans opération de conversion préalable.

Les trois agrégats monétaires :

  • M1 : pièces (monnaie divisionnaire) et billets (monnaie fiduciaire) en circulation + dépôts à vue détenus par les agents résidents (partie la plus « liquide » de la monnaie scripturale). M1 correspond à la fonction de transaction (moyen de paiement).
  • M2 : M1+ dépôts à terme de 2 ans ou moins + dépôts avec préavis de 3 mois ou moins (épargne « quasi-liquide », à court terme : comptes sur livrets, épargne liquidable immédiatement à sa valeur nominale).
  • M3 : M2 + Pensions + Titres d'OPCVM monétaires et instruments de marché monétaire + Titres de créance 2 ans ou moins (épargne à long terme). M3-M1 (M3 sans M1) correspond à la fonction d'épargne (réserve de valeur).

Modèle

(Programme 1ES 2010, Démarches, savoirs et savoir-faire généraux pour le cycle terminal, Notions)

Un modèle peut se définir comme une représentation simplifiée de la réalité. Il a généralement un objectif d'explication et/ou de prédiction et repose sur un ensemble d'hypothèses dont la validité sera testée par la confrontation aux données empiriques. En économie, il s'agit le plus souvent de modèles représentant une situation idéaltypique, dite « parfaite », à laquelle la réalité est comparée, les économistes raisonnant alors par « écart » au modèle.
Par exemple, le modèle de CPP (Concurrence pure et parfaite), vu comme un modèle « idéal » ou « parfait », est une description simplifiée de la situation des marchés à partir de laquelle le fonctionnement des marchés a pu être analysé.

Monnaie

Fonctions de la monnaie

(Programme 1ES 2010, Notions)

Fonctions économiques de la monnaie

La monnaie se caractérise par trois fonctions économiques :

  • La monnaie est un instrument de mesure (ou unité de compte ou étalon de mesure) : cela signifie qu'elle sert d'indicateur du prix des biens et services, donc elle permet de compter. Elle peut remplir cette fonction d'information dans la mesure où elle a comme propriété la divisibilité. Elle permet aussi de comparer les prix des biens et services entre eux, donc elle permet une mesure du système des prix relatifs.
  • La monnaie peut servir également de réserve de valeur : cela signifie qu'elle permet de conserver la valeur dans le temps et l'espace, donc de reporter les échanges. John Maynard Keynes dit, en 1936 : « L'importance de la monnaie découle essentiellement du fait qu'elle constitue un lien entre le présent et l'avenir ». Autrement dit, c'est parce qu'elle est durable qu'elle permet de conserver la valeur. Elle permet, par conséquent, l'épargne.
  • La monnaie est un moyen de paiement (ou un intermédiaire dans les échanges) : cela signifie qu'en échange de la monnaie, il est possible d'acquérir des biens et des services d'une valeur équivalente. Cela signifie également qu'elle est un moyen d'éteindre une dette. Cela n'est possible que si elle bénéficie de la confiance des agents économiques, ce qui implique qu'elle soit acceptée partout au sein du territoire où elle a cours, pour l'ensemble des échanges et ce quelque soit la période considérée.

Monopole

(Programme 1ES 2010, Notions)

En concurrence imparfaite, un monopole désigne une situation de marché dans laquelle il existe un unique offreur pour répondre à la demande exprimée.
Remarque : par extension, le terme monopole désigne parfois l'agent économique en situation de monopole (ce dernier est dit « monopoleur » mais ce terme est assez peu usité).

Monopole discriminant

(Programme TES Spé EA 2011, Notions)

Le monopole discriminant peut se définir comme une stratégie menée par des entreprises détenant un pouvoir de marché (essentiellement en situation de monopole et, parfois, en situation d'oligopole ou de concurrence monopolistique) et consiste à proposer des prix différents à différents segments de la clientèle pour un même produit, selon l’élasticité-prix de la demande de ces clients, de façon à augmenter ses profits.

Mouvement migratoire

(Programme TES Spé EA 2011, Notions)

Le mouvement migratoire est l'évolution de la population totale qui résulte du solde migratoire, c’est-à-dire de l’écart entre l'immigration et l'émigration.

Mouvement naturel

(Programme TES Spé EA 2011, Notions)

Le mouvement naturel est l'évolution de la population totale qui résulte du solde naturel, c’est-à-dire de l’écart entre les naissances et les décès.

Niveau de vie

Le niveau de vie est défini comme le rapport du revenu disponible du ménage au nombre d'unités de consommation (UC).
Le niveau de vie est une notion plus large que celle de revenu. En effet, il ne s'agit pas seulement de considérer le montant du revenu détenu par un ménage, mais de le mettre en relation avec les besoins de celui-ci. De ce fait, le niveau de vie permet une appréciation du bien-être apporté au ménage par le revenu, notamment en terme de capacité de consommation.

Les unités de consommation (UC) sont un système de pondération permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Pour cela, chaque individu, membre du ménage considéré, se voit attribuer un coefficient. Le niveau de vie est alors la moyenne coefficientée du ménage.
Pourquoi décider d'une échelle différenciée ?
Lorsqu'il plusieurs individus vivent au sein du ménage, ils partagent la consommation de certains biens, qui n'ont pas besoin d'être acquis en plusieurs exemplaires (ce qui serait le cas si les individus vivaient séparément).
C'est particulièrement vrai pour les biens durables (il y aura un seul réfrigérateur, lave-linge…). De même, le ménage réalise certaines économies d'échelle dans l'acquisition des biens de consommation courante (le prix au kilo d'un paquet de pâtes de 1kg est moins élevé qu'un paquet de 250g, le pack de yaourt de 12 est moins cher que celui de 4 et, a fortiori, que le yaourt à l'unité…).

Ainsi, l'échelle définit par l'OCDE retient la pondération suivante :

  • 1 UC pour le premier adulte du ménage ;
  • 0,5 UC pour les autres individus de 14 ans ou plus ;
  • 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.

Par un exemple, un ménage de deux adultes, un enfant de 15 ans et un autre de 7 ans et possédant un RDB de 3500 euros a le niveau de vie suivant :
Niveau de vie = 3500/(1 + 0,5 +0,5 +0,3) = 3500/(2,3) = 1521,74 euros par individu.
Chacun des membres du ménage a donc un niveau de vie de 1521,74 euros (attention : le niveau de vie n'est pas différent en fonction du coefficient attribué pour chacun, il s'agit d'une moyenne applicable à l'ensemble des membres du ménage).

Normes

(Programme 1ES 2010, Notions)

Les normes sont un ensemble de règles et d'usages qui découlent des valeurs en vigueur au sein d'une société ou d'un groupe social. Elles sont partagées par les individus qui en sont membres et s'imposent à eux.
Les normes peuvent être formelles ou être informelles :
- dans le cas de normes formelles, elles prennent la forme de règles formalisées et objectivées. Exemples : code pénal français, règlement intérieur d'un lycée, etc.
- dans le cas de normes informelles, elles prennent la forme de traditions, d'us et coutumes ou encore d'habitudes. Exemples : règles de politesse (comme celles liées la salutation ou à l'expression d'une requête), manières de table (posture, ordre du service, utilisation des couverts…), protocole (règles de présentation, de préséance…).
Elles peuvent donner lieu à des sanctions (ou du moins à la réprobation) lorsqu'elles ne sont pas respectées.
Comme les valeurs, les normes varient dans le temps et l'espace.

Offre

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

L'offre est la quantité d'un bien ou d'un service qu'un agent économique souhaite vendre sur le marché à un prix donné.
En règle générale12), l'offre est une fonction croissante du prix : plus les prix augmentent, plus la quantité de produits offerte augmente. Les coûts de production jouent en sens inverse sur l'offre des producteurs.

Les offreurs sont essentiellement les ménages et les entreprises. Les ménages offrent du travail, de l'épargne ; Les entreprises offrent des biens et services marchands.

Oligopole

(Programme 1ES 2010, Notions)

En concurrence imparfaite, un oligopole désigne une situation de marché dans laquelle il existe un petit nombre d'offreurs pour répondre à la demande exprimée.

Opinion

(Programme 1ES 2010, Démarches, savoirs et savoir-faire généraux pour le cycle terminal, Notions)

Opinion publique

L'opinion publique est généralement définie comme étant un ensemble de jugements partagés par une grande partie des membres d'une société. Cette opinion publique est recueillie par le biais d'enquêtes et de sondages auprès de la population.
La notion d'opinion publique a souvent été critiquée, par exemple par le sociologue Pierre Bourdieu.

Patrimoine

Au sens général, le patrimoine est un ensemble d'éléments dont un individu, un groupe ou une institution possède les droits de propriété.
Pour un ménage, ces éléments, lorsqu'ils sont positifs, peuvent être :

  • des biens immobiliers (terrains, maisons, appartements…)
  • des meubles
  • des équipements ménagers
  • des œuvres d'art
  • des véhicules
  • des placements financiers et des créances (actions, obligations, Assurance-vie, Comptes de dépôts et d'épargne, créances détenues sur des tiers…
  • des droits de propriété intellectuelle (droits d'auteur, brevets…)

Cependant, les éléments du patrimoine peuvent être négatifs, ce qui est le cas de l'ensemble des dettes vis-à-vis des tiers.

Paradoxe d'Anderson

Le paradoxe d'Anderson doit son nom à une analyse empirique du sociologue américain Charles Arnold Anderson (1907-1990) dans son article : « A Skeptical Note on the Relation of Vertical Mobility to Education », American Journal of Sociology, vol. 66, n°6, 1961, pp. 560-570. Il y constate que l'acquisition d'un diplôme supérieur à celui de son père ne garantit pas une position sociale plus élevée. Inversement, l'échec scolaire par rapport au père ne conduit pas nécessairement à une position sociale inférieure.

Population active

Population totale, population active & population inactive

La population totale (de la France) est séparée par l'Insee (Institut National de la Statistique et des Études Économiques) en deux parties : la population active et la population inactive. Autrement dit :
Population totale = population active + population inactive.

Définissons-les :
La population inactive est l'ensemble des personnes, les inactifs, n'exerçant pas d'activité professionnelle rémunérée et n'en recherchant pas. C'est ici que sont classés : les femmes au foyer, les étudiants, les retraités, les bénévoles, les personnes qui exercent une activité illicite (qui est condamnée par la loi) ou clandestine (« travail au noir »), etc.

La population active est l'ensemble des personnes en âge de travailler, les actifs, qui déclarent exercer (population active occupée) ou rechercher (chômeurs, que l'on peut aussi appeler population active inoccupée) une activité professionnelle rémunérée. Elle est donc constituée de deux éléments : la population active occupée et les chômeurs. Autrement dit :
Population active = Population active occupée + chômeurs (population active inoccupée).

Définissons-les :
La population active occupée est une des composantes de la population active. Elle regroupe les personnes en âge de travailler déclarant exercer une activité professionnelle rémunérée. Cette activité peut être salariée ou indépendante.

La population active inoccupée, les chômeurs, est la seconde composante de la population active. Elle regroupe les personnes en âge de travailler sans activité professionnelle rémunérée, mais qui déclarent en rechercher une.

Il faut donc retenir trois choses :
— Population active et population inactive réunies constituent la population totale d'un pays.
— Ce qui sépare la population inactive de la population active, c'est le fait que l'activité soit professionnelle (elle participe à la production d'un pays) ou non (activité domestique, bénévole, etc.) et rémunérée (salaires, primes, etc.).
— Ce qui sépare la population active occupée des chômeurs, c'est le fait d'avoir un emploi ou non.

Taux d'activité

Le taux d'activité est un instrument de mesure de la proportion de la population totale qui exerce ou recherche un emploi (part de la population totale qui est active). Il permet de mesurer l'importance de la population active, donc le comportement d’offre de travail d’une population particulière.
De façon générale, le taux d'activité est le résultat du rapport entre le nombre total de personnes dans la population active et le nombre total de personnes dans la population en âge de travailler. Ce taux est généralement exprimé en pourcentage.

Jusqu'ici cela paraît simple, mais… :
Par convention, l'Insee considère que les personnes actives sont nécessairement des personnes qui ont plus de 15 ans et qui ne sont pas à la retraite (donc qui ont moins de 65 ans), c'est-à-dire des personnes de 15-64 ans.
On peut donc réécrire la formule générale de calcul comme suit :
Taux d'activité = Population active/Population totale en âge de travailler (x 100)

Le calcul du taux d'activité peut s'appliquer à une catégorie particulière de la population : les femmes, les hommes, les 15-24 ans (les « jeunes »), les 50 ans et plus (les « séniors »), etc. Pour chaque catégorie d'actifs que l'on souhaite mesurer, le taux d'activité se calcule en effectuant le rapport entre la population active de la catégorie considérée et la population de référence en âge de travailler.
Ainsi, le taux global d’activité se calcule en divisant la population active totale par la population totale de référence.

Pour le taux d'activité par sexe, il suffit de prendre pour chaque ensemble uniquement les hommes ou les femmes. Par exemple, le taux d'activité féminin est :
Taux d'activité des femmes = (population active féminine/population totale des femmes en âge de travailler) x 100.

Si l'on considère le taux d'activité d'un groupe d'âge, on opère de la même manière. Par exemple, le taux d'activité des 15-24 ans est :
Taux d'activité des 15-24 ans = (population active âgée de 15-24 ans/population totale âgée de 15-24 ans) x 100.

Remarque : ne pas confondre taux d’activité d'une catégorie et proportion de cette catégorie dans la population active (population active de la catégorie considérée/population de référence * 100).

Le taux d'activité peut donc se mesurer de deux façons :
— En faisant le rapport entre la population active et la population totale en âge de travailler.
— En faisant le rapport entre le nombre d'actifs d'une catégorie particulière (selon le sexe, l'âge…) et le nombre total d'individus en âge de travailler appartenant à cette catégorie.

Taux d'emploi

(Programme TES 2011, Notions)

Le taux d'emploi est un instrument de mesure de la proportion d'une population donnée qui exerce un emploi. Ce taux est généralement exprimé en pourcentage.
De façon générale, le taux d'emploi est le résultat du rapport entre le nombre de personnes qui occupent un emploi – actifs occupés – et le nombre total de personnes en âge de travailler. 13)

Taux d'emploi = Population active occupée/Population totale en âge de travailler (x 100)

Le calcul du taux d'emploi peut s'appliquer à une catégorie particulière de la population : les femmes, les hommes, les 15-24 ans (les « jeunes »), les 50 ans et plus (les « séniors »), etc. Pour chaque catégorie d'actifs que l'on souhaite mesurer, le taux d'emploi se calcule en effectuant le rapport entre la population active occupée de la catégorie considérée et la population de référence en âge de travailler.

Pouvoir

(Programme 1ES 2010, Démarches, savoirs et savoir-faire généraux pour le cycle terminal, Notions)

“ My intuitive idea of power, then, is something like this : A has power over B to the extent that he can get B to do something that B would not otherwise do. ”

Source : Robert A. Dahl, “The Concept of Power“, Behavioral Science, vol. 2, n°3, 1957, pp. 202-203.

Pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat de la monnaie est la quantité de biens et services qu'il est possible d'acquérir avec une somme déterminée. Il est ainsi une mesure de la valeur de la monnaie.
Il est étroitement lié à l'évolution des prix : lorsque le niveau des prix diminue, il est possible d’acheter plus avec la même somme, le pouvoir d’achat augmente donc.

Pouvoir de marché

(Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES Spé EA 2011, Acquis de première)

Un pouvoir de marché est de la capacité, pour un agent économique (producteur, consommateur), d'influer sur les conditions de fonctionnement du marché, notamment sur la fixation des prix. Dans l'analyse néoclassique, un tel pouvoir de marché ne peut se manifester que sur un marché dit de “concurrence imparfaite” (et non en “concurrence pure et parfaite”).

Prélèvements obligatoires

(Programme 1ES 2010, Notions)

Les prélèvements obligatoires sont constitués des impôts/taxes et des cotisations sociales perçus par les administrations publiques (État, collectivités locales et administrations de sécurité sociale). Ils servent à financer les services collectifs, les opérations de redistribution et à réguler l'activité économique et de financer.

Il est possible de distinguer impôts directs et indirects :

  • les impôts directs sont directement payés par le contribuable au percepteur (le Trésor public). Exemples : impôts sur le revenu des personnes physiques (IRPP), impôts sur la fortune (ISF), impôts sur les sociétés, taxe foncière…
  • les impôts indirects sont payés par les consommateurs au vendeur, et versés, ensuite, par le vendeur au trésor public. Exemples : Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP)…

Principe de subsidiarité

(Programme TES Spé SSP 2011, Notions)

Le principe de subsidiarité, d'abord défini par le Traité de Maastricht (dit « Traité sur l'Union européenne », article 3B, 1992), a été établi dans le but de répartir, de la façon la plus efficace possible, les compétences partagées entre les différents niveaux de décisions de l'Union (européen, national, régional, local).

Au terme de ce principe, est affirmé l'idée que les institutions européennes n'agissent que dans les domaines où leur action est indispensable :

« En vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, l'Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l'action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, tant au niveau central qu'au niveau régional et local, mais peuvent l'être mieux, en raison des dimensions ou des effets de l'action envisagée, au niveau de l'Union. »

Article 5 alinéa 3 du traité « modificatif » de Lisbonne, in « Versions consolidées du traité sur l'Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne », Journal officiel n° C 326, 26/10/2012. Disponible en ligne

Prix

Déflation

La déflation correspond à une baisse durable du niveau général des prix.

Désinflation

La désinflation correspond à un ralentissement de la hausse du niveau général des prix. Autrement dit, les prix continuent à augmenter, mais à un rythme moins soutenu. Cela se traduit donc par une baisse du taux d'inflation.

Hyperinflation

L'hyperinflation correspond à une situation où l'inflation devient très forte, donc où l'augmentation du niveau général des prix est très importante.

Remarque : Même s'il n'y a pas de seuil clairement défini au-delà duquel parler d'hyperinflation, c'est usuellement le cas lorsqu'elle atteint les 10 %.

Inflation

(Programme 1ES 2010, Notions)

L'inflation correspond à une augmentation durable du niveau général des prix.

Prix d'équilibre

(Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Le prix d'équilibre est, en situation de concurrence pure et parfaite, celui qui permet l'égalité entre les quantités offertes et les quantités demandées sur le marché. Il est fixé par tâtonnement entre les offreurs et les vendeurs.
La demande des acheteurs disposés à payer ce prix d'équilibre est alors satisfaite. De même, les producteurs peuvent vendre la totalité de la production qu'ils sont prêts à écouler à ce prix. Le prix d'équilibre assure donc qu'il n'y a pas de surproduction ou de sous-production, ni de surconsommation ou de sous-consommation.

Prix relatif

(Programme 1ES 2010, Notions)

Pour expliquer la notion de prix relatif, le mieux est de prendre un exemple. Prenons, celui des oranges et des pommes. Si l'on dit qu'une orange “vaut” 2 pommes, cela veut dire que si l'on possède des oranges et que l'on souhaite obtenir des pommes, il faut donner 1/2 orange pour obtenir une pomme, une orange pour obtenir 2 pommes, 2 oranges pour 4 pommes, etc. À l'inverse, si l'on souhaite obtenir des oranges en échange de pommes, il faut donner 1 pomme pour obtenir 1/2 orange, 2 pommes pour une orange, etc.

En économie, on parle alors de “prix relatif” : il s'agit d'un rapport qui permet de mesurer la valeur d'une marchandise relativement à une autre. Ici, le prix d'une orange “relativement” à une pomme correspond à 1/2 (valeur de l'orange/valeur de la pomme). Sauf que ce prix correspond à des valeurs particulières, les valeurs “marginales”…

Mais alors qu'est-ce que des valeurs marginales ?

En économie, la valeur marginale est celle qui correspond à la valeur de la dernière unité considérée (celle qui est “à la marge”).

Gardons pour l'instant notre exemple des oranges et des pommes.

Imaginons que nous possédions des oranges, mais que cela fasse des années que nous n'avons pas mangé de pommes. Notre désir de pomme est donc très important et nous sommes prêts à donner beaucoup d'oranges (disons 5 oranges) pour obtenir une seule pomme.

L'échange fait, notre “satisfaction” (en économie, on dit aussi “utilité”) sera maximale, car nous avions vraiment envie d'obtenir la pomme. Le prix relatif est alors de 5/1.

Par contre, que se passe-t-il lorsque l'on nous propose une 2e, 3e… ou même une 10e pomme ? Nous comprenons que si nous avons déjà en notre possession un certain nombre de pommes, nous ne serons pas prêts à donner autant d'oranges que pour la 1re pomme. Nous comprenons par la même occasion que le prix relatif (des oranges par rapport aux pommes) va avoir tendance à diminuer (de moins en moins d'oranges pour de plus en plus de pommes).

De ce fait, les économistes ne regardent pas le prix relatif de la première pomme, mais celle de la dernière que nous souhaitons obtenir (au-delà du nombre correspondant à la dernière, nous n'allons plus en vouloir d'autre), c'est-à-dire la valeur “marginale”.

Preneur de prix

(Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES Spé EA 2011, Acquis de première)

Dans le modèle néoclassique de la CPP, un agent économique est dit price taker ou preneur de prix s'il n'est pas en mesure d'exercer une influence sur les prix (ceux-ci s'imposent à lui comme une donnée). Ce comportement repose sur les hypothèses d'atomicité du marché (aucun agent économique n'a une taille assez grande pour lui permettre d'exercer une influence sur les prix) et de transparence du marché (aucun agent économique ne dispose d'asymétrie d'information en sa faveur lui permettant d'exercer une telle influence).

Production

En termes généraux, la production peut être décrite comme une activité dans laquelle une entreprise utilise des entrées pour produire des sorties. L’analyse économique de la production porte essentiellement sur les activités produisant des sorties qui peuvent être livrées ou fournies à d’autres unités institutionnelles. Il ne peut y avoir de division du travail, de spécialisation de la production et d’avantage tiré de l’échange qu’à partir du moment où le résultat de la production peut être fourni à d’autres unités, individuellement ou collectivement. Il y a deux grands types de sorties : les biens et les services. Il est nécessaire d’en examiner les caractéristiques respectives afin de pouvoir distinguer des autres activités les activités qui sont productives au sens économique. Ensemble, les biens et les services sont appelés « produits ».

Source : « Système de comptabilité nationale (SCN) 2008 », § 6.10., Nations unies, New York, 2013, pp. 95-96. Disponible en ligne : http://unstats.un.org/unsd/publication/seriesf/SeriesF_2Rev5f.pdf

Remarque : lorsque l'Insee parle d'activité économique, cela fait référence au processus de production.

Produits

Les produits sont des biens et des services (y compris les produits basés sur la capture des connaissances) qui résultent d’un processus de production.

Source : « Système de comptabilité nationale (SCN) 2008 », § 6.14., Nations unies, New York, 2013, p. 96. Disponible en ligne : http://unstats.un.org/unsd/publication/seriesf/SeriesF_2Rev5f.pdf

Production extensive et intensive

On parle de production extensive (et donc de croissance extensive) lorsqu'il est nécessaire d'utiliser davantage de facteurs de production pour produire plus.
On parle de production intensive (et donc de croissance intensive) lorsque l'on utilise des facteurs de production plus productifs (plus efficaces, de meilleure qualité) pour produire plus (ou diminuer les coûts de production).
Donc, dans le premier cas, il s'agit d'une variation quantitative et, dans le second cas, d'une variation qualitative.

Production marchande et non marchande

(Programme 1ES 2010, Notions)

La production marchande correspond à une production de biens ou services échangée sur un marché à un prix de vente donné. Elle est réalisée dans un but lucratif par les producteurs (sauf pertes, le prix de vente est égal ou supérieur aux coûts de production).

La production non marchande correspond à une production fournie à titre gratuit ou quasi-gratuit (par convention, on retient généralement un prix inférieur à 50 % du coût de production) à ses usagers.
Cependant, les recettes ne couvrant pas les coûts de production comme dans le cas de la production marchande, elle est essentiellement prise en charge par les administrations publiques (grâce aux prélèvements obligatoires) et les ISBLSM (grâce aux cotisations des adhérents ou aux dons).

Exemples : produire des légumes dans son jardin pour les consommer soi-même (production domestique) ou donner gratuitement des cours particuliers dans une association de quartier (production bénévole) est considéré comme de la production non marchande. Par contre, produire ces mêmes légumes pour les vendre sur le marché ou donner ces cours particuliers à titre onéreux relève de la production marchande.

Fonction de production

La fonction de production établit une relation mathématique entre la quantité produite et la quantité de facteurs de production nécessaire pour l'obtenir.
La fonction de production peut être présentée de la façon suivante :

Y = f(L,K).
— avec Y = quantité produite,
— L = quantité de travail nécessaire à la production,
— K = quantité capital nécessaire à la production.

La fonction de production permet de mesurer l'impact d'une modification de la combinaison productive sur le niveau de la production : lorsque la quantité de travail (L) et/ou la quantité de capital (K) sont modifiées, la quantité produite (Y) varie (à la hausse ou à la baisse, selon les cas).

Productivité

(Programme 1ES 2010, Notions)

La productivité mesure l'efficacité des facteurs de production et/ou de leur combinaison. Il s’agit du rapport entre les quantités produites (biens et services) et les moyens mis en œuvre pour produire (travail, capital ou tous les facteurs).

Productivité du travail

La mesure de la productivité du travail est celle qui est la plus souvent rencontrée :
La productivité du travail mesure l'efficacité du facteur travail. Elle est le rapport entre la quantité produite (volume de la production) et la quantité de facteur travail (ensemble des dépenses relatives au facteur travail). Celui-ci peut être mesuré par le nombre de personnes, par la durée de travail ou par le coût du travail.
La productivité du travail = quantités produites/quantité de travail utilisée.

Productivité du capital

La productivité du capital mesure l'efficacité du facteur capital. Elle est le rapport entre la quantité produite (volume de la production) et la quantité de facteur capital (ensemble des dépenses relatives au facteur capital). Celui-ci est généralement mesuré en unités monétaires (unités physique x prix unitaires).
La productivité du capital = quantités produites/quantité de capital utilisé.

Productivité globale des facteurs (PGF)

La productivité globale des facteurs (PGF), mesure l'efficacité de la combinaison productive (il est en effet difficile – et pas toujours pertinent – d’isoler la contribution de chaque facteur). Elle est considérée comme le principal indicateur de la contribution du progrès technique à la production.
Elle est le rapport entre la quantité produite (volume de la production) et la quantité de facteurs de production (ensemble des dépenses relatives aux facteurs de production).
PGF = quantités produites/quantité de facteurs de production = quantités produites/ quantité de travail et de capital.

Produit intérieur brut (PIB)

(Programme TES 2011, Notions)

Le produit intérieur brut aux prix du marché représente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes. […]

Source : « Système européen de comptes 2010 (SEC 2010) »14), § 8.89, Eurostat, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2013, p. 305.

Le PIB sert à mesurer l'activité économique d'un pays, au travers de la richesse créée par les agents économiques résidents sur le territoire. Son taux de variation est le principal indicateur de la croissance économique. Il peut se définir de trois façons différentes : selon l'optique de la production, selon l'optique des dépenses et selon l'optique du revenu.

Remarque : Produit intérieur net (PIN) = PIB - consommation de capital fixe du PIB.

Le PIB selon l'optique de la production

le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d’activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d’activité). C’est aussi le solde du compte de production de l’économie totale.

Source : « Système européen de comptes 2010 (SEC 2010) », § 8.89, Eurostat, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2013, p. 305.

Cette définition peut s'écrire sous la forme de l'égalité suivante :
PIB = somme des valeurs ajoutées brutes des producteurs résidents + impôts perçus sur les produits - subventions reçues sur les produits.
C'est, le plus souvent, cette première définition que l'on retient.

Le PIB selon l'optique des dépenses

« le PIB est égal à la somme des emplois finals de biens et de services par les unités institutionnelles résidentes (consommation finale et formation brute de capital), plus les exportations, moins les importations de biens et services. »

Source : « Système européen de comptes 2010 (SEC 2010) », § 8.89, Eurostat, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2013, p. 305.

Cette définition peut s'écrire :
PIB = dépenses de consommation finale + formation brute de capital + exportations franco à bord - importations franco à bord 15).
ou
PIB = dépenses de consommation finale + FBCF + variation des stocks + acquisitions moins cessions d’objets de valeur + exportations franco à bord - importations franco à bord.
avec Formation brute de capital = formation brute de capital fixe (FBCF, dépenses d'investissement) + variation des stocks + acquisitions moins cessions d’objets de valeur.

Le PIB selon l'optique du revenu

« le PIB est égal à la somme des emplois du compte d’exploitation de l’économie totale (rémunération des salariés, impôt sur la production et les importations moins subventions, excédent brut d’exploitation et revenu mixte de l’économie totale). »

Source : « Système européen de comptes 2010 (SEC 2010) », § 8.89, Eurostat, Office des publications de l’Union européenne, Luxembourg, 2013, p. 305.'

Cette définition peut s'écrire :
PIB = rémunération des salariés + impôts sur la production et les importations - subventions sur la production et les importations + revenu mixte brut + Excédent brut d'exploitation (EBE).

Propension à consommer et à épargner

Propension moyenne à consommer des ménages = consommation finale/revenu disponible brut (RDB) x 100.

Propension moyenne à épargner = taux d'épargne = épargne brute/RDB x 100.

Protection sociale

(Programme TES 2011, Notions ; Programme TES Spé EA 2011, Thèmes)

La protection sociale désigne l’ensemble des dispositifs collectifs destinés à prémunir les individus contre les difficultés économiques ou sociales engendrées par les risques sociaux.
En France, l'essentiel de la protection sociale est aujourd'hui gérée par la Sécurité Sociale (dépendance, maladie, famille, vieillesse), institution de droit privé créée à l'origine par l'ordonnance de 1945, et l'Unedic (chômage), association gestionnaire du régime chômage par délégation de service public créée en 1958.

Quantité d'équilibre

(Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

La quantité d'équilibre est, en situation de concurrence pure et parfaite, le volume qui sera échangé au prix d'équilibre du marché, donc qui permet de satisfaire l'ensemble de la demande et l'offre exprimées à ce prix.

Qualification

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme TES 2011, Notions)

La qualification est un ensemble de capacités possédées par un travailleur ou requises pour occuper un emploi. Elle se matérialise sous forme de diplôme, validation de l'expérience (VAE), certification, grille de qualifications, etc.

Il est d'usage de distinguer la qualification individuelle de la qualification de l'emploi :

  • La qualification individuelle correspond aux capacités propres au travailleur. Ces capacités lui permettent d'occuper son poste de travail, mais ne s'y réduisent pas (le travailleur peut posséder des capacités autres que celles nécessaires à son emploi). La qualification individuelle est généralement acquise au cours de la formation initiale et se nourrit de l'expérience ou encore de la formation continue.
  • La qualification de l'emploi correspond aux capacités requises pour occuper un poste de travail. Elle évolue sous l'effet de la transformation de la structure économique et du progrès technique (elle peut notamment se traduire par une déqualification de certains emplois ou, au contraire, par une requalification).

Rareté

(Programme 1ES 2010, Démarches, savoirs et savoir-faire généraux pour le cycle terminal, Notions)

La rareté implique des ressources disponibles en quantité limitée soit parce qu'elles sont difficilement accessibles soit parce qu'elles doivent être produites.
Exemple : s'il n'est pas impossible de trouver des fraises à l'état sauvage, un individu qui souhaite en consommer va le plus souvent devoir s'adresser à un marchand de fruits, qui les lui fournira contre de la monnaie. De plus, elles sont disponibles en quantité limitée : on ne peut obtenir des fraises que si la récolte a été suffisante pour que le marchand de légumes ai pu en obtenir sans compter qu'elles ne sont disponibles qu'une partie de l'année.

Redistribution

(Programme TES 2011, Notions)

La redistribution désigne l’ensemble des opérations effectuées par les administrations publiques qui conduisent à modifier la répartition primaire des revenus. L'objectif principal de la redistribution est la réduction des inégalités. Pour cela, trois types d'instruments peuvent être distingués :

  • les prélèvements obligatoires (impôts, taxes et surtout cotisations sociales) opérés par les administrations publiques sur les revenus primaires. Exemples : IRPP, ISF, etc. ;
  • les revenus de transferts (prestations sociales en espèces ou en nature) versés aux ménages par les administrations publiques. Exemples : Allocations familiales, Prime d'activité, etc. ;
  • les services publics fournis aux ménages par les administrations publiques à titre gratuit ou quasi-gratuit. Exemples : enseignement public, hôpitaux publics, etc.

La redistribution peut prendre deux formes :

  • La redistribution verticale a pour objectif de diminuer les écarts de niveau de vie entre les ménages. Exemples : redistribution entre ménages à revenus élevés et faibles, à patrimoine élevé et faible, etc.
  • La redistribution horizontale a pour objectif de réduire les écarts entre des ménages qui présentent des risques sociaux (maladie, vieillesse et incapacité, perte d’un emploi, naissance d’un enfant, pauvreté, exclusion) différents susceptibles d'engendrer des difficultés financières ou sociales (même s'ils peuvent disposer, par ailleurs de ressources similaires). Exemples : redistribution entre salariés et chômeurs, célibataires et familles avec enfants, actifs et retraités, etc.

Régulation

Georges Canguilhem définit la régulation ainsi : « C'est l'ajustement, conformément à quelque règle ou norme, d'une pluralité de mouvements ou d'actes et de leurs effets ou produits que leur diversité ou leur succession rend d'abord étrangers les uns aux autres ».

Source : article « Régulation », Encyclopaedia universalis.

Résidu de Solow

Le résidu de Solow, parfois aussi appelé facteur résiduel, renvoie à la partie non expliquée (sous-entendu par l'utilisation des facteurs de production, capital et travail) de la croissance économique (d'où son nom).
C'est Robert Solow qui l'a mis en évidence en montrant qu'une partie des gains de productivité ne peut s'expliquer autrement que par ce “résidu”. Il en a déduit que ce résidu correspondait au progrès technique.
Par ailleurs, le résidu est souvent approché (ou estimé) par le calcul de la PGF (productivité globale des facteurs).

Revenus

(Programme 1ES 2010, Démarches, savoirs et savoir-faire généraux pour le cycle terminal, Indications complémentaires ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Selon John Richard Hicks, un économiste anglais :

« Le revenu d'une personne est ce qu'elle peut consommer durant une semaine sans s'appauvrir »16).

Source : John Richard Hicks, Value and Capital, Oxford University Press, 1946, 2ème édition (édition originale en 1939), p. 176.

Le revenu est donc un flux de ressources perçues par un agent économique (par opposition au capital/patrimoine qui constitue un stock), sans que cela entraîne une diminution de son patrimoine (il n'y a notamment pas de désépargne).

Revenus primaires

Les revenus primaires sont les revenus issus de la participation à la production (salaires, revenus du capital, revenus mixtes).

Revenus de transferts

(Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Remarque : on parle parfois, mais peu souvent, de revenus secondaires.

Les revenus de transfert sont les revenus issus du système de protection sociale (allocations familiales, pensions de retraite…), autrement dit ils correspondent aux prestations sociales perçues par les ménages.

Revenu disponible :

(Programme 2nde 2010, Notions)

Revenu disponible brut (RDB)

Le revenu disponible brut (RDB) est le revenu disponible pour la consommation et l'épargne des ménages.

RDB = Revenu primaire + prestations sociales - cotisations sociales - impôts sur le revenu, le patrimoine, etc.

Pour aller plus loin :

Revenu national brut (RNB)

Risque de crédit

(Programme 1ES 2010, Notions)

Le risque de crédit désigne le risque associé à la détention d'une créance (prêt bancaire, obligation…), donc le coût – subi par le prêteur – qui résulte de l'incapacité éventuelle de l'emprunteur à faire face à ses obligations.
Ce risque peut être décomposé en un risque de solvabilité et un risque de liquidité.

Risque de solvabilité

Le risque de solvabilité se réalise lorsqu'un emprunteur se trouve dans l'incapacité de s'acquitter du paiement de sa dette. Il concerne donc le remboursement de la dette.

Risque de liquidité

Le risque de liquidité se réalise lorsqu'un emprunteur se trouve dans l'incapacité de respecter la date de paiement de sa dette. Il concerne donc l'échéance de la dette.

Risques sociaux

Les risques sociaux sont des évènements probabilisables – avec plus ou moins de facilité – qui ont pour conséquences une augmentation des dépenses de l’individu et/ou une diminution de ses revenus.
Exemples : maladie, accident du travail, vieillesse, dépendance, perte d’emploi, naissance d’un enfant, pauvreté, exclusion, etc.

Rôles

(Programme 1ES 2010, Notions)

On peut définir le rôle social comme l'ensemble des comportements qu'un individu adopte, et qui sont attendus de lui, en fonction du statut social qu'il occupe à un instant donné, c'est-à-dire à la place qu'il occupe dans la société ou dans un groupe social particulier.

Salaire

Salaire [Définition générale]

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme 1ES 2010, Notions)

Le salaire est la rémunération perçue en échange du travail fourni par le travailleur, donc de sa participation à l'activité productive.
Il est défini par le contrat de travail et est perçu à intervalle régulier (le salaire est le plus souvent mensuel en France, mais il peut être hebdomadaire…).
Il peut être fixe (c'est généralement le cas) ou variable. Dans ce second cas, il dépend notamment des performances du travailleur.

Le salaire brut correspond à la rémunération perçue, cotisations sociales salariales incluses. Le salaire net correspond au salaire brut dont on a déduit les cotisations sociales (y compris la CSG, contribution sociale généralisée, et la CRDS, contribution au remboursement de la dette sociale).
Remarque : on parle parfois de salaire super-brut pour désigner le montant correspondant au salaire brut auquel on ajoute les cotisations sociales patronales (versées par l'employeur pour le salarié mais non perçues), c'est-à-dire le coût salarial.

Le salaire nominal est celui qui est perçu par le travailleur, tel qu'il figure sur la feuille de paye (on retient généralement le salaire net). Le salaire réel correspond au salaire nominal déflaté.

Salaire minimum

(Programme TES 2011, Notions)

Le salaire minimum est le salaire le plus faible auquel peut être rémunéré un travailleur. Autrement dit, il n'est pas possible – au regard de la législation – de rémunérer un travailleur à un niveau inférieur à ce salaire minimum.
En France, ce salaire minimum correspond au SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance). Il est exprimé sous la forme d'un taux horaire minimum légal fixé à intervalle régulier par la loi (il est publié tous les ans au Journal Officiel à la fin de l'année et, parfois, lorsque le gouvernement souhaite donner un « coup de pouce », au début de l'été).

Taux de salaire réel

(Programme TES 2011, Notions)

Le taux de salaire réel correspond au rapport entre le taux de salaire nominal (le salaire perçu – net des cotisations sociales – tel qu'il figure sur la feuille de paye) et le niveau général des prix (indicateur de l'inflation). Il est donc un indicateur du pouvoir d’achat du salaire. C'est ce taux qui équilibre le marché du travail.

Salariat

(Programme TES 2011, Notions)

Le salariat est une relation contractuelle et hiérarchique entre une personne physique (le salarié) et une personne physique ou morale (l'employeur), relation dans laquelle le salarié accepte le lien de subordination à l'employeur qui découle du contrat et de fournir son travail en contrepartie d’une rémunération et des droits attachés au contrat.

Emploi salarié/non salarié

Un salarié est une personne qui travaille pour un employeur contre une rémunération, le salaire, prévue à l'avance dans le contrat de travail. Le contrat de travail définit les droits et obligations du salarié.

Les non-salariés sont les indépendants, les employeurs ou les aides familiaux. Les non-salariés perçoivent des honoraires ou des profits.

Les indépendants sont des personnes qui travaillent à leur propre compte.

Exemple : comme les médecins, les avocats, les artisans…

Les aides familiaux sont des personnes qui aident un membre de leur famille qui travaille à son compte (exploitant agricole, artisan commerçant, industriel, profession libérale) sans être salariées (elles partagent leurs honoraires ou profits).

Secteur

Secteur [Définition générale]

Le secteur ou secteur d'activité désigne l'ensemble des unités productives de biens ou de services ayant la même activité économique principale. Ces unités productives peuvent donc avoir une ou plusieurs activités secondaires.
Exemple : une entreprise dont l’activité principale est de fabriquer des voitures mais qui fabrique également des poivriers.

Industrialisation/Désindustrialisation

L'industrialisation est l'augmentation de la part du secteur industriel dans l'emploi total. Dans un sens plus large, ce terme est souvent utilisé pour désigner la principale phase de développement économique des pays développés, phase associée à la Révolution industrielle.

La désindustrialisation est la diminution de la part du secteur industriel dans l'emploi total.

Tertiarisation

La tertiarisation est l'augmentation de la part du secteur tertiaire, c'est-à-dire des services, dans l'emploi total.

Remarque : Ne pas assimiler tertiarisation et désindustrialisation, dans la mesure où le développement de l'emploi tertiaire n'implique pas nécessairement le recul de l'emploi industriel.

Secteurs institutionnels

Les secteurs institutionnels correspondent à la classification faite par la comptabilité nationale des différents types d'agents économiques : ménages, SNF (entreprises), SF (institutions financières), APU (administrations publiques), ISBLSM (associations, mutuelles…), RDM (reste du monde).

Les différents secteurs institutionnels sont définis par leur fonction principale dans l'économie : produire, consommer, financer, redistribuer.

Sélection adverse

(Programme TES Spé EA 2011, Notions)

La sélection adverse (ou antisélection) est une situation dans laquelle, en présence d'asymétrie d'information, les agents économiques adoptent des comportements tels que le résultat obtenu sur le marché est contraire à leur intérêt.
Exemples des “Lemons” d'Akerlof.

Services

Les services sont le résultat d’une activité de production qui se traduit par un changement de l’état des unités qui les consomment ou qui facilite l’échange de produits ou d’actifs financiers. […]

Source : « Système de comptabilité nationale (SCN) 2008 », § 6.17., Nations unies, New York, 2013, p. 96. Disponible en ligne : http://unstats.un.org/unsd/publication/seriesf/SeriesF_2Rev5f.pdf

Sociologie

Il est possible ​de définir la sociologie, à la suite d'Auguste Comte (1798-1857), comme :

La Sociologie est la science « qui se rapporte à l'étude positive de l'ensemble des lois fondamentales propres aux phénomènes sociaux. » 17)

Source : Auguste Comte, Cours de philosophie positive, 47ème leçon, 1839. Disponible en ligne : http://www.gutenberg.org/ebooks/31947

Socialisation

(Programme 2nde 2010, Notions)

Définition classique de la socialisation

« Nous définissons la socialisation comme étant le processus par lequel la personne humaine apprend et intériorise tout au cours de sa vie les éléments socioculturels de son milieu, les intègre à la structure de sa personnalité sous l’influence d’expériences et d’agents sociaux significatifs et par là s’adapte à l’environnement social où elle doit vivre. »

Source : Guy Rocher, Introduction à la Sociologie générale, volume 1, HMH, 1968.

Si l'on suit la définition donnée par Guy Rocher, plusieurs éléments permettent de caractériser la socialisation :

  • tout d'abord, il s'agit d'un processus : c'est un phénomène qui s'inscrit dans la durée, tout au long de la vie des individus et pas seulement durant l'enfance (quand ?).
  • la socialisation s'opère au sein d'instances (ou institutions) de socialisation auxquelles l'individu est confronté durant sa vie (où ? qui ?).
  • elle consiste à intérioriser les manières de sentir, de penser et d'agir, c'est-à-dire les valeurs et normes en vigueur dans la société à laquelle l'individu appartient (quoi ?).
  • elle permet aux individus de construire leur identité, donc de s'intégrer à la société en endossant leurs différents rôles et statuts (pourquoi ?).

Socialisation différentielle

(Programme 1ES 2010, Notions)

On parle de socialisation différentielle pour souligner le fait que la socialisation varie en fonction des instances de socialisation considérées, mais surtout de l'appartenance sociale et du genre.

Socialisation primaire/secondaire

(Programme 1ES 2010, Notions)

La socialisation primaire se déroule essentiellement au cours de l'enfance. L'enfant intériorise peu à peu les normes et les valeurs en vigueur dans la société à laquelle il appartient. Ce processus peut se faire par imitation, contrainte, réinterprétation ou même rejet. La famille et l'école jouent un rôle prépondérant durant la socialisation primaire.

La socialisation secondaire se poursuit tout au long de la vie au travers des diverses rencontres et expériences de l'individu. D'autres instances interviennent lors du processus de socialisation secondaire : groupe de pairs, sphère professionnelle, médias, etc.

Socialisation anticipatrice

(Programme 1ES 2010, Notions)

La socialisation anticipatrice consiste, pour un individu, à adopter les valeurs et les normes du groupe social dont il souhaite devenir membre (le groupe de référence) plutôt que celles du groupe dans lequel il se situe (le groupe d'appartenance).

Solde migratoire

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire (les « immigrés ») et le nombre de personnes qui en sont sorties (les « émigrés ») au cours d’une période (généralement l’année).

Remarque : Ce concept est indépendant de celui de nationalité.

Solde naturel

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période (généralement l’année).

Travail

Le travail correspond au temps et à l'énergie humaine dépensés (effort fourni) contre une rémunération (salaire, primes… ou partie des profits pour les travailleurs indépendants). Pris comme facteur de production, il est, en quelque sorte, considéré comme une marchandise (qu'il s'agisse du travail manuel ou intellectuel) échangée contre une rémunération, donc contribue à la capacité productive.

Remarque : le travail domestique et clandestin (travail « au noir », c'est-à-dire non déclaré, ou illégal) n'est pas pris en compte dans la production.

Taux d’intérêt

(Programme 1ES 2010, Notions)

Le taux d’intérêt est usuellement défini comme le prix du renoncement à la liquidité. Autrement dit, il rémunère le sacrifice consenti par le prêteur qui accepte de se dessaisir de la possibilité de faire usage de son argent pendant une durée déterminée.

Ce prix dépend positivement de deux éléments :

  • La durée du prêt : plus la durée de renoncement à la liquidité est longue, plus le taux d'intérêt est élevé.
  • Le risque de crédit : plus le risque – de non-respect de l'échéance ou de non-remboursement – associé à la qualité de l'emprunteur est grand, plus le taux d'intérêt est élevé.

Taux de marge

Le taux de marge pour une entreprise = Excédent brut d'exploitation/Valeur ajoutée x 100.

Taux de mortalité

Le taux de mortalité ou taux brut de mortalité (pour 1000 habitants) d'une population est le rapport entre le nombre de décès au cours d’une période donnée, généralement l'année, au sein de cette population et la population totale moyenne au cours de cette période. La valeur est exprimée en « pour mille » (‰) habitants.

Taux de mortalité infantile

Le taux de mortalité infantile (pour 1000 habitants) d'une population est le rapport entre le nombre de décès d'enfants de moins d'un an au cours d’une période donnée, généralement l'année, au sein de cette population et l'ensemble des enfants nés vivants au cours de cette période. La valeur est exprimée en « pour mille » (‰) habitants.

Taux de natalité

Le taux de natalité ou taux brut de natalité (pour 1000 habitants) d'une population est le rapport entre le nombre de naissances vivantes au cours d’une période donnée, généralement l'année, au sein de cette population et la population totale moyenne au cours de cette période. La valeur est exprimée en « pour mille » (‰) habitants.

Taux de remplacement

Le taux de remplacement est le rapport entre le montant de la pension de retraite et le montant des revenus d’activité :

Taux de remplacement = (montant de la pension de retraite / montant des revenus d'activité) x 100.

Il peut être mesuré pour un individu, pour un secteur donné, pour l'ensemble des ayants d'un régime particulier ou encore pour l'ensemble de l'économie.
Il est un indicateur de l'importance des revenus de remplacement des retraités par rapport aux revenus des cotisants, il permet ainsi une comparaison entre le niveau de vie des retraités et celui des actifs.
Un taux de remplacement élevé est donc le signe d'un régime de retraite généreux, alors qu'un taux faible est celui d'un régime moins étendu.
De même, une réduction du taux de remplacement peut être interprétée comme une diminution du pouvoir d'achat des retraités par rapport à celui des actifs. Inversement, une augmentation de ce taux correspondra à une augmentation du niveau de vie des premiers par rapport aux seconds.

Union économique et monétaire

(Programme TES 2011, Notions)

La mise en place de l'euro a été décidée avec le Traité sur l’Union européenne, dit Traité de Maastricht, en 1992 (signé à Maastricht le 7 février 1992, puis ratifié par les différents États entre juin 1992 et août 1993). Il est alors décidé d'instaurer la monnaie unique européenne (baptisée euro par le Conseil européen de Madrid en décembre 1995), qui deviendra la monnaie unique de l'Union européenne et sera émise par la Banque centrale européenne (BCE). Par ailleurs, le traité de Maastricht définit cinq critères devant garantir la stabilité des prix et permettre la convergence des économies des pays membres.

L’achèvement du marché unique par la mise en place de l'euro se fait selon un calendrier précis :

  • du 1er janvier 1994 au 31 décembre 1998, la phase dite de transition avait pour objectifs de renforcer la coordination des politiques économiques, de mettre en œuvre les critères de convergence. De plus, entre l'année 1998 et le 1er janvier 1999, les pays participants sont désignés, le Système européen de banques centrales (SEBC) est créé et la fabrication de la monnaie commence.
  • À partir du 1er janvier 1999, phase dite du démarrage, les taux de change des monnaies entre elles et par rapport à l’euro sont fixés de façon irrévocable, la BCE, autorité indépendante, prend en charge la politique monétaire et de change européenne et les marchés financiers passent à l'euro.
  • Le 1er janvier 2002, la dernière étape du passage à l'euro commence : désormais toutes les transactions se font en euros, c'est l'entrée en scène de l'euro “fiduciaire” (introduction des pièces et billets en euro). Une double circulation euro/monnaies nationales (pendant une période de six semaines en France) et un double affichage des prix persistent cependant le temps que toutes les monnaies nationales disparaissent (en perdant leur pouvoir libératoire) et que les ménages s'habituent à leur nouvelle monnaie.

La Zone euro compte, au 1er janvier 2015, 19 pays membres. À terme, seuls les Royaume-Uni et le Danemark sont susceptibles de rester hors de la Zone Euro dans la mesure où ils bénéficient d'une dérogation qui les y autorisent.

Utilité

(Programme 1ES 2010, Notions)

L'utilité désigne l'aptitude d'un bien ou d'un service à satisfaire les besoins d'un agent économique. Répondre à un besoin augmente donc l'utilité de l'agent économique.

Remarque : le terme « satisfaction » est souvent utilisé comme synonyme d'utilité.

Utilité marginale

L'utilité marginale désigne l'utilité de la dernière unité consommée, c'est-à-dire la satisfaction supplémentaire apportée par la consommation d’une unité supplémentaire de bien ou service. L’utilité marginale est généralement considérée comme une fonction décroissante des quantités consommées. Exemple : L'utilité apportée par la consommation d'un carreau de chocolat, aussi forte puisse-t-elle être au départ, diminue au fur et à mesure qu'un individu en consomme davantage. L'utilité du dernier carreau sera donc la plus faible constatée.

Valeur ajoutée

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme 1ES 2010, Notions ; Programme TES 2011, Acquis de première)

Définition :: Valeur ajoutée (màj)

Valeurs

(Programme 2nde 2010, Notions ; Programme 1ES 2010, Notions)

Les valeurs sont un ensemble de principes, de croyances, de modes de pensée auxquels adhèrent des individus ou des groupes et qui guident leurs comportements. Elles représentent un « idéal », un critère de choix du comportement à adopter. Les valeurs trouvent leur expression dans des normes.
Exemples : l'attachement à la famille, la croyance religieuse, l'amitié, le travail, etc.
Les valeurs évoluent selon les époques.
Exemple : le travail, considéré négativement pendant longtemps.
Les valeurs peuvent également varier en fonction des catégories sociales et des sociétés.
Exemple : les goûts alimentaires qui diffèrent d'une catégorie sociale à l'autre.

⇒ Au sens économique, voir Prix relatif.

1)
Dans le droit français, c'est le 1er alinéa de l'article L420-2 du Code de commerce qui prohibe ce comportement. Voir Article L420-2 du Code de commerce
2)
cf. Manuel de la balance des paiements et de la position extérieure globale, 6ème édition. Disponible en ligne : https://www.imf.org/external/french/pubs/ft/bop/2007/bopman6f.pdf
3)
Comme le veut l'expression, on ne peut boire deux fois la même eau.
4)
On trouve souvent indifféremment l'emploi du singulier et du pluriel, le premier étant alors entendu au sens générique et le second au sens de l'addition de coûts spécifiques.
5)
Le salaire ou traitement brut est calculé sur la base de l'ensemble des heures rémunérées, donc y compris les congés payés qui sont non travaillés mais payés.
6) , 12)
cf. l'élasticité pour les exceptions.
7)
Pour François Perroux, la croissance est celle de « quelque chose », un « indicateur de dimension », le développement celui de « quelqu'un », « tout l'homme et tous les hommes ». Voir François Perroux, L'économie du XXème siècle, PUF, 1961.
8)
“Economics is the science which studies human behaviour as a relationship between ends and scarcemeans which have alternative uses” in Lionel Robbins, An Essay on the Nature and Significance of Economic Science, 1932, p. 15 (1935, p. 16).
9)
Soulignés par nous.
10)
Un « trust » est une entreprise en situation de monopole ou de quasi-monopole et qui, de ce fait, exerce une domination sur le marché.
11)
The Sveriges Riksbank Prize in Economic Sciences in Memory of Alfred Nobel.
13)
Il peut être également rapporté à la population totale. Rapporté à la population active, il n'aurait pas d'intérêt car il serait alors le « complémentaire à 100 » du taux de chômage.
14)
Le SEC 2010 sert de référence à l'Insee et Eurostat. Il repose sur le Système de comptabilité nationale 2008 (SCN 2008) des Nations unies, élaboré en partenariat avec Eurostat et la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI), l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et la Banque mondiale (BM).
15)
La valeur « franco à bord » correspond à la valeur des biens et services au moment où ils quittent le pays exportateur.
16)
« We are thus forced back on the central criterion, a person's income is what he can consume during the week and still expect to be as well of at the end of the week as he was as the beginning. »
17)
La citation complète est issue d'une note d'Auguste Comte, attachée au terme « Sociologie », dans un paragraphe où il traite notamment des apports de Condorcet à sa pensée : « Je crois devoir hasarder, dès à présent, ce terme nouveau, exactement équivalent à mon expression, déjà introduite, de physique sociale, afin de pouvoir désigner par un nom unique cette partie complémentaire de la philosophie naturelle qui se rapporte à l'étude positive de l'ensemble des lois fondamentales propres aux phénomènes sociaux. La nécessité d'une telle dénomination, pour correspondre à la destination spéciale de ce volume, fera, j'espère, excuser ici ce dernier exercice d'un droit légitime, dont je crois avoir toujours usé avec toute la circonspection convenable, et sans cesser d’éprouver une profonde répugnance pour toute habitude de néologisme systématique. » Source : Auguste Comte, Cours de philosophie positive, 47ème leçon, 1839.
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